Les pluies torrentielles qui se sont récemment abattues sur cette partie du Kasaï Central ont plongé la population de la commune urbano-rurale de Demba dans une profonde inquiétude. Ces précipitations ont favorisé l’extension rapide des têtes d’érosion, mettant en péril l’existence même de cette localité sur la carte du territoire.
Chaque épisode pluvieux entraîne des pertes matérielles importantes, comme en témoigne un habitant d’un quartier gravement touché :
« Nous, habitants de la commune rurale de Demba, notamment ceux du quartier Lusangali, le plus frappé par cette calamité, sommes en train de disparaître. La prolifération des ravins constitue une menace majeure pour nos conditions de vie. »
L’habitant lance un appel pressant aux autorités :
« Nous demandons aux autorités de venir à notre secours, car nos parcelles sont déjà englouties par ces érosions. », a-t-il ajouté avec insistance.
Pour le service territorial de l’Environnement et de l’Habitat, interrogé par les journalistes du magazine Réveil Congo, la population elle-même porte une part de responsabilité. Selon ce service, l’installation anarchique des habitations, en violation des règles environnementales, est une cause majeure de cette situation. Malgré tout, il assure qu’une solution temporaire sera envisagée pour remédier à ce problème.
Les habitants de cette commune, victimes de la dégradation continue de leur environnement, critiquent également l’inaction des autorités provinciales et nationales, qu’ils appellent à intervenir rapidement pour apporter des solutions concrètes.
Pour rappel, la commune rurale de Demba, chef-lieu du territoire portant le même nom, se trouve à 65 kilomètres de Kananga, la capitale provinciale du Kasaï Central.
Moïse Tshilombo

