Guerre dans l’Est : la caisse nationale de solidarité révèle les statistiques alarmantes sur la crise humanitaire au Nord-Kivu et en Ituri !
Le Directeur Général de la Caisse de Solidarité Nationale et Gestion Humanitaire des Catastrophes, M. Raymond Bongole a révélé au public les statistiques graves sur la situation humanitaire au Nord -Kivu depuis la résurgence des poches des conflits causés par le M23 depuis le mois de Novembre 2023. Selon lui, au stade actuel, le pays note 5,6 millions de déplacés internes dont près de 2 millions dans la Province du Nord-Kivu et 1 millions en Ituri avec une moitié de femmes. Il l’a déclaré le Lundi 26 Février aux médias.
« Actuellement, nous avons 5,6 millions de déplacés internes dont près de 2 millions dans la province du Nord-Kivu, et 1 million en Ituri avec 52 % de femmes. Ce qui représente l’une des plus importantes crises humanitaires en Afrique et dans le monde », a déclaré lundi dans un entretien Raymond Bongole, directeur général de la Caisse de solidarité nationale et gestion humanitaire des catastrophes (CSN-GHC), une structure étatique du secteur humanitaire en République démocratique du Congo.
Ces derniers temps faut-il le rappeler, des problématiques sécuritaires ont persisté dans les provinces de l’est, notamment en ce qui concerne les conflits intensifiés dans la province du Nord-Kivu impliquant le M23. On a observé une utilisation accrue de l’artillerie, des drones et des avions d’attaque le long des lignes de front et dans les territoires sous le contrôle du M23.
Dans les territoires de Rutshuru et Masisi (en particulier Mweso et Karuba), des affrontements ont causé de nombreuses victimes et des déplacements de population vers les zones de Nyanzale, Kitshanga et Kashuga.
Suite à un bombardement à Mweso ayant entraîné la mort de 19 personnes, le Coordinateur humanitaire de l’ONU a publié un communiqué de presse le 29 janvier exprimant la profonde préoccupation de la communauté humanitaire face aux récentes violations du droit international humanitaire et rappelant aux parties leur responsabilite de protéger la population civile. Les déplacements des acteurs humanitaires ont été considérablement réduits et l’interférence des groupes armés reste une préoccupation.
Au 27 janvier, 1,473,128 personnes ont été déplacées par les récentes violences dans le Nord-Kivu, ce qui représente une augmentation de 19 pour cent par rapport au mois précédent.
AKAMUS

