Les prélats catholiques ont juré d’aller jusqu’au de leur plaidoyer sur l’abolition de la peine de mort en République Démocratique du Congo, dont le moratoire a été levé le 13 Mars courant. Après que l’archevêque métropolitain de Kinshasa, Fridolin Ambongo, ait recouru par la voix médiatique pour s’attaquer sur le gouvernement congolais avec des propos du genre « les vrais traîtres sont ceux qui gèrent au pouvoir» répondant à la question d’une journaliste de la radio catholique KTO, on peut déduire sans crainte que les princes de l’église romaine viennent de mettre un peu du bémol dans leur démarche, en choisissant la voie régulière de faire une note officielle adressée au régime actuel de Félix Tshisekedi. TLa question qui mérite d’être posée est celle -ci : leur cri sera-t-il entendu dans un contexte où le pouvoir de Kinshasa veut se débarrasser des traîtres qui coopèrent avec l’ennemi ?
Dans leur communiqué ci-dessous, on peut bien lire :
« Nous, Archevêques et Évêques membres de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), sommes consternés par la décision du Gouvernement congolais de lever le moratoire sur l’exécution de la peine de mort, lequel moratoire courait depuis 20 ans dans notre pays, avec beaucoup d’espoir qu’il aboutisse à l’abolition totale de cette peine capitale. En vertu de notre mission prophétique, considérant l’inquiétude suscitée par cette question, nous réaffirmons, par le présent appel, notre engagement inconditionnel en vue de la défense de la vie et de l’abolition de la peine de mort dans notre pays, la République Démocratique du Congo (RD Congo) ».
Voici leur communiqué :

