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Félix Tshisekedi en visite de travail au Togo pour le renforcement des liens

Le Président la République, Félix Tshisekedi, est arrivé dans la soirée du mercredi 27 mars 2024 au Togo, pour une visite de travail. Le renforcement des liens entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Togo a été évoqué mercredi à Lomé où le Président Tshisekedi est en visite de travail, a-t-on lu mercredi dans le compte X de la Présidence congolaise.

« À Lomé, au Togo, le Chef de l’État Félix Tshisekedi a eu un tête-à-tête de près d’une heure avec son homologue Faure Gnassingbe. Les deux dirigeants ont abordé des questions liées à la coopération entre leurs pays », a-t-on écrit. « Les Présidents Tshisekedi et Gnassingbe (…) ont évoqué la nécessité de poursuivre et de renforcer les liens historiques de fraternité qui unissent leurs peuples », a ajouté la source.

Le Togolais Faure Gnassingbé a été le seul chef d’Etat présent à Kinshasa, lors de l’ouverture des Jeux de la Francophonie en 2023, pendant que les autres avaient préféré annuler le déplacement de Kinshasa en raison du Sommet Russie-Afrique. Il a été également médiateur dans la crise politique en RDC en 2019.

Le Président togolais a été compté parmi les chefs d’Etat présents à l’investiture de Tshisekedi, le 20 janvier 2024, aux côtés notamment des Présidents Joao Lourenço (Angola) ; Denis Sassou Nguesso (Congo Brazzaville) ; Evariste Ndahishimiye (Burundi) ; Faustin-Archange Touadera(RCA) ; Brice Oligui(Gabon) ; Carlos Vila Nova (Sao Tome) et Mahamat Idris Deby (Tchad).

Une autre personnalité 

Faure Gnassingbé, c’est aussi ce Président africain qui, aux yeux de beaucoup de togolais, est perçu comme « un dictateur », l’homme qui veut « instrumentaliser » les députés pour se pérenniser au pouvoir. Premier coup porté pour neutraliser ses adversaires, c’est la révision de la constitution. Le nouveau texte donne désormais le pouvoir au parlement d’élire le président de la République.

Contrairement à la Constitution de la 4ème République qui dispose en son article 59 que le président de la République est élu au suffrage universel, libre, direct, égal et secret pour un mandat de 5 ans renouvelable une seule fois, la nouvelle indique que ce dernier sera désormais choisi « sans débat » par le Parlement « pour un mandat unique de six ans ».

La nouvelle Constitution prévoit également le poste de « président du Conseil des ministres » qui a la « pleine autorité et le pouvoir de gérer les affaires du gouvernement et d’être tenu responsable, en conséquence ». En des termes plus simples, le président du Conseil des ministres devient celui qui représente le pays à la place du président de la République.

Le nouveau texte indique qu’il est « le chef du parti ou le chef de file de la coalition de partis majoritaire à l’issue des élections législatives ». Et « il est désigné pour un mandat de six ans », selon le texte.

Pour le président de la Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale à l’Assemblée nationale togolaise, Tchitchao Tchalim, qui a expliqué le texte lundi devant les députés, le président de la République est dépossédé de ses pouvoirs.

« Le chef de l’Etat est pratiquement désinvesti de ses pouvoirs en faveur du président du conseil des ministres, qui devient celui qui représente la République togolaise à l’extérieur, qui dirige effectivement le pays dans la gestion quotidienne », a-t-il déclaré.
Nonobstant ces déclarations, les opposants voient dans cette nouvelle constitution des manœuvres frauduleuses pour rester longtemps au pouvoir.

Rédaction

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