A l’allure où se déroulent les tractations pour l’élection du bureau définitif du Sénat, il n’est pas exclu de prédire une implosion de l’Union Sacrée de la Nation si jamais les violons ne s »accordaient pas. En claire, elle deviendra amère pour les potentiels candidats et leurs suites qui seront frustrés. Pas étonnant de souligner la naissance de petites groupuscules tout juste après en vue de contrer discrètement certaines actions de l’UDPS si ce parti présidentiel arrivait jamais à imposer son candidat à la tête de la chambre haute du parlement congolais.
Comme on le sait bien au Congo-Kishasa, les alliances politiques ne perdurent difficilement au-delà des mandats constitutionnels du président de la République en fonction. Félix Tshisekedi non plus sera épargné à cette logique de chez « nous ». Ceux qui vivront verront !
En effet, l’on peut affirmer sans crainte que tous les bruits et chuchotements de l’élection du bureau définitif du Sénat, plus d’une fois reportée au désavantage des pauvres populations qui attendent des institutions plus de résultats en cette période cruciale de la crise économique qui frappe les ménages congolais, plante le décor d’une infection gravissime d’une Union Sacrée, voire son éclatement.
Les faits : présidence du Sénat controversée
Le sénateur Jonas Mukamba Kadiata Nzemba a déposé, ce lundi 5 août, sa candidature au poste de Président du bureau défini du Sénat.
Cet élu de l’Équateur dépose sa candidature sous le label de Forces politiques alliées à l’UDPS (FPAU). Ce patriarche (93 ans) dit vouloir apporter son « immense expérience » à la tête de la chambre haute du parlement.
L’ex premier ministre Sama Lukonde a déposé, ce lundi 5 août, sa candidature au poste de président du bureau définitif du Sénat. Sa candidature est portée par Agissons et Bâtissons (AB), regroupement politique qui l’avait porté comme candidat sénateur et député national.
Le bureau de réception et traitement des candidatures a connu un ballet des candidatures le lundi 5 août en vue de l’élection des membres du bureau de la chambre haute du parlement. Dans le lot, Sama Lukonde, cet ancien Premier ministre élu dernièrement sénateur dans le Haut- Katanga. L’élu de Kasenga aux dernières législatives nationale a déposé sa candidature au poste de président du sénat. Un poste très convoité par les caciques du parti présidentiel, l’UDPS qui ne se sont absentés jusqu’aux dernières heures du jour de ce lundi 5 Août lorsque nous quittions le palais du peuple.
L’ancien Premier ministre Sama Lukonde est allé déposer sa candidature au secrétariat du bureau d’âge pour le poste de président de la chambre haute du parlement. Sa candidature est sous l’égide du regroupement politique Agissons et Bâtissons. Juste après cette opération, il s’est exprimé devant la presse disant vouloir accompagner la vision du chef de l’État.
« Ma candidature s’inscrit dans l’accompagnement de la vision du Président de la République et surtout la consolidation des acquis comme il l’a mentionné. Je voudrais préciser que c’est au Poste de Président de cette Chambre que j’ai déposé ma candidature et rappeler que notre Règlement intérieur du Sénat, moi en tant que Sénateur je suis astreint à le respecter, il demande à ce que ceux qui veulent aspirer à des fonctions au Bureau de la chambre doivent faire preuve de plusieurs qualités : la probité morale, l’expérience. Et je pense que dans le cadre de cette expérience que j’ai apportée en tant qu’ancien Parlementaire, ayant eu l’occasion d’avoir la gestion des questions publiques » a-t-il déclaré.
Le doyen Jonas Mukamba 93 ans, a également déposé sa candidature pour la présidence du sénat.
De son côté, le sénateur Modeste Bahati Lukwebo a déposé le lundi 5 août sa candidature au poste de 2e vice-président du bureau définitif du Sénat. Il était président du bureau définitif de la précédente législature. Il est élu sénateur au Sud-Kivu pour le compte de son regroupement politique AFDC-A.
Professeur des universités, opérateur économique prospère et homme politique, Bahati Lukwebo a une longue expérience dans la conduite des affaires de l’État et privées.
Quant à lui, le Sénateur Corneille Isenge Ndelo Bokeka a déposé ce lundi 5 août 2024 sa candidature au poste de deuxième vice-président de la chambre haute du parlement. L’un des 4 sénateurs élus dans la province de la Tshuapa, Corneille Isenge promet d’assurer une fois élu « le contrôle parlementaire efficace et l’équilibre des pouvoirs » au sein de la chambre haute du parlement.
« Parce que vous avez été nombreux à exiger le renouveau, parce que le Sénat a été renouvelé à plus de 90% de ses membres, parce qu’il faut résoudre le problème du Grand Équateur dans l’espace présidentiel du Sénat, parce que vous êtes nombreux à m’encourager à postuler pour le compte des indépendants qui représentent 25% de notre Assemblée, parce que le Sénat a opté pour la démocratie en rejetant des candidatures imposées et uniques, J’ai l’honneur de vous annoncer ma candidature au poste de 2ème vice-président du Sénat pour « le contrôle parlementaire et l’équilibre des Pouvoirs », a-t-il fait savoir dans son message après le dépôt de sa candidature au Sénat.
Autres candidatures : Salomon Kalonda (rapporteur adjoint), Justin Kalumba Mwana Ngongo (rapporteur) pour le compte de l’AACPG; Pascal Bitika, (questeur adjoint), Jean-Claude Baende (rapporteur adjoint) ; Nefertiti Ngundianza (rapporteur) ; Florence Muleka (questeur)…
Selon le nouveau calendrier, l’élection et l’installation du bureau définitif de la chambre haute du parlement interviendront le samedi 10 août 2024. Bien avant cette étape, le nouveau calendrier prévoit, du lundi 5 au mardi 6 août, le dépôt des candidatures, puis le mercredi 7 août 2024, l’examen des candidatures par la commission ad hoc et l’affichage de la liste provisoire des candidats retenus.
La journée du jeudi 8 août 2024 sera consacrée au dépôt et à l’examen des recours par la commission ad hoc ainsi qu’à l’affichage de la liste définitive des candidats retenus. La journée du vendredi 9 août sera dédiée à la séance plénière d’audition des messages de campagne électorale. Enfin, le samedi 10 août 2024, se tiendront la séance plénière, l’élection et l’installation du bureau définitif du Sénat.
L’élection et l’installation du bureau définitif du Sénat marqueront automatiquement la fin de la session extraordinaire inaugurale ouverte par la mise en place du bureau d’âge du Sénat, conformément aux dispositions de l’article 114 de la Constitution de la République. Ce nouveau bureau, qui sera élu, succédera officiellement au bureau de Modeste Bahati Lukwebo, qui a géré la chambre haute du Parlement pendant trois ans en remplacement du bureau d’Alexis Thambwe Mwamba.
Pour une plateforme unie où les différents postes avaient reçu l’unanimité des autres partis, on aurait eu carrément eu un candidat dans chaque poste.
AKAMUS

