Lors de la onzième réunion ordinaire du Conseil des Ministres, tenue le vendredi 30 août 2024, le Président Félix Tshisekedi a abordé l’incident survenu dans une résidence diplomatique française à Kinshasa la semaine dernière. De ce fait, il a instruit Jacquemain Shabani (le Vice-premier Ministre, Ministre de l’intérieur décentralisation et affaires coutumières) et Constant Mutamba (ministre d’État et ministre de la justice) à prendre des sanctions sévères contre les auteurs de cette « forfaiture » et a appelé à des actions pour éviter que de tels incidents ne se reproduisent.
Outre ces deux ministres, Félix Tshisekedi a également engagé le Conseil Supérieur de la Magistrature à veiller à ce que de tels actes ne se reproduisent plus à l’avenir.
Toujours au cours de ce conseil de ministres, le Chef de l’État a interpellé le Bâtonnier National et les Bâtonniers de différents Ordres de la République, les exhortant à ne pas tolérer l’impunité des avocats impliqués dans la planification des procédures irrégulièrs, souvent menées en violation de la déontologie professionnelle.
Par ailleurs, le Président Tshisekedi a encouragé la promptitude avec laquelle Constant Mutamba a réagi face à cette «forfaiture ».
Contexte
Pour rappel, cet incident, qui a impliqué des agents du parquet et des policiers, est survenu suite à une réquisition émanant du Procureur Général près la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe. Les autorités judiciaires ont procédé à un déguerpissement jugé irrégulier, affectant deux diplomates français ainsi que leur personnel de garde. Ce fait, qualifié de « forfaiture » par le Président de la République, constitue non seulement une violation flagrante de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques, mais aussi un acte offensant à l’égard de la France, un pays avec lequel la République Démocratique du Congo entretient des relations étroites de coopération et de développement.
Félix Tshisekedi avait rapidement réagi en recevant l’Ambassadeur de France pour exprimer ses profonds regrets, suivant ainsi les démarches déjà initiées par la Ministre d’État en charge des Affaires Étrangères, en présence du Vice-Premier Ministre en charge de l’Intérieur.
AKAMUS

