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Campagne électorale : voici la vidéo comment Moïse Katumbi a failli mourir à Moanda, alors que le gouvernement du Kongo-Central pointe du doigt ses propres gardes du corps

Alors que Moïse Katumbi s’adressait à ses sympathisants à Moanda dans la province du Kongo-Central, des personnes non identifiées ont fait irruption au milieu de la foule qui écoutait le candidat numéro 3. A la suite des jets de pierres, la Police nationale congolaise (PNC) a tiré des coups de feu.

Selon Africa News, plusieurs cas de blessés graves ont été enregistré. L’un des gardes rapprochés de Moïse Katumbi, atteint à la tête, est admis dans un centre de santé.

« À Moanda, des tirs à balles réelles et de jets des pierres pour empêcher Moïse Katumbi de tenir son rassemblement avec le peuple. Un bilan circonstancié suivra. Ceci est une grossière erreur d’un pouvoir aux abois, qui a échoué », a annoncé Hervé Diakiese, porte-parole du parti politique Ensemble pour la République.

Africa News ajoute que le meeting de Moïse Katumbi a été initialement interdit par le maire de Boma.

« Mégaphones déployés toute la nuit pour dissuader la population d’accueillir le candidat 3. Interdiction d’installer le podium. Un match improvisé au stade où l’activité était prévue. Coriace, Moïse Katumbi a pu tenir son meeting en pleine rue, devant le peuple qui l’attendait et a marché à ses côtés », indique Africa News sur son compte X.

Par ailleurs, dans un communiqué parvenu à Radio Okapi, le gouvernement provincial du Kongo-Central a pointé du doigt les gardes du candidat n°3 qui auraient fait usage des coups de feu et a condamné ces faits.

Pour cet exécutif provincial, cette altercation est survenue entre les membres d’un parti politique organisant une caravane motorisée et les services de sécurité du candidat Moïse Katumbi.

« Les membres de la garde rapprochée du candidat précité auraient fait usage de leurs armes à feu pour des tirs de sommation lors de ces échauffourées », a-t-il ajouté dans ce communiqué.

C’est cela qui a suscité une vive tension au sein de la population, a soutenu le gouvernement provincial du Kongo-Central.

Il a précisé que la police nationale congolaise (PNC) n’a fait usage que de gaz lacrymogènes pour rétablir l’ordre.

Tout en condamnant ces faits, le gouvernement provincial du Kongo-Central a « invité la population à demeurer vigilante, sereine et à ne pas céder à toute manœuvre visant à perturber le bon déroulement du processus électoral en cours ».

Le gouvernement provincial annonce l’ouverture d’une enquête pour établir les responsabilités.  De son côté, le parti politique Ensemble pour la République a accusé le pouvoir en place d’avoir orchestré ces incidents.  « À Moanda, des tirs à balles réelles et de jets des pierres pour empêcher Moïse Katumbi de tenir son rassemblement avec le peuple. Un bilan circonstancié suivra. Ceci est une grossière erreur d’un pouvoir aux abois, qui a échoué », a annoncé, le porte-parole du parti politique Ensemble pour la République, Hervé Diakiese.

La bousculade due aux échauffourées de Moanda a causé des blessés dont un policier, affirment des sources officielles.

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