Le report sine die des élections des conseillers et des bourgmestres constitue un blocage pour la gestion des territoires. Le député national, Jean-Louis Kalamba, a pris l’initiative d’adresser une question écrite au président de la Commission élections nationale indépendante (CENI), Denis Kadima. Il entend obtenir de lui des explications sur les vraies raisons dudit report à une date ultérieure.
L’élu de Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga, accuse la Centrale électorale de violer la constitution. Ainsi, il justifie sa démarche par le fait qu’il y a des plaintes des candidats bourgmestres et bourgmestres adjoints ainsi que des candidats conseillers urbains, qui ont été convoqués et qui se sont enregistrés pour ces scrutins.
« Pourquoi la Commission électorale nationale indépendante reporte toujours ces élections à quelques jours ou à une semaine et la raison avancée serait une contrainte financière alors que la contrainte financière s’observe deux ou trois mois avant, ce n’est pas à une semaine qu’on peut dire qu’on manque les moyens pour organiser les élections. Je veux savoir la raison pour laquelle la CENI n’a pas organisé les élections », a expliqué le député national Jean-Louis Kalamba à la presse, mercredi 17 juillet 2024.
Se référant aux dispositions du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, il affirme que le président de la CENI dispose de 10 jours pour répondre à sa question écrite.
Aussi, menace-t-il d’interpeller les membres du gouvernement ayant dans leurs attributions le financement du processus électoral.
« Cette question écrite a été déjà transmise à la CENI par le biais de l’honorable 2eme vice-président de l’Assemblée nationale et il a été accordé à la Commission Électorale Nationale Indépendante 10 jours pour pouvoir répondre à cette question écrite. De sa réponse, nous nous allons continuer notre bataille pour que nous puissions interpeller cette fois-ci celui qui doit financer les élections, c’est-à-dire le gouvernement à travers les ministres des finances et celui de budget pour que très vite la CENI ait des moyens et que les élections aient lieu, c’est ce que nous attendons de cette question écrite », a-t-il poursuivi.
Par ailleurs, les conseillers municipaux élus depuis le mois de décembre 2023 affirment n’avoir rien reçu de la part du Gouvernement, ni leur salaire, ni les frais de fonctionnement. Et ils se plaignent de travailler dans de mauvaises conditions.
Selon la commission électorale, ce report est consécutif à des contraintes d’ordre financier liées à l’organisation matérielle des scrutins.
Pour rappel, un groupe de candidats a saisi l’Assemblée nationale pour l’inciter à contraindre le gouvernement à débloquer des moyens financiers.
Tigana Kanku /LP

