Les médias de Kinshasa consacrent une large place, ce lundi 09 Février, au débat autour du dialogue national censé contribuer à la restauration de la paix en République démocratique du Congo, dans un contexte marqué par la persistance de l’insécurité dans l’Est du pays.
Le journal L’Avenir s’interroge sur une possible « convergence parallèle » entre le président Félix Tshisekedi et l’opposant Martin Fayulu, après leur présence remarquée à Washington. Relayant les propos de Martin Fayulu, ce quotidien rappelle le rôle central que revendiquent la CENCO et l’ECC comme médiateurs, une position qui entre en tension avec la ligne du chef de l’État, attaché à un dialogue strictement institutionnel et sans remise en cause des institutions issues des urnes. Selon l’Avenir toujours, Martin Fayulu en a profité pour marteler un message clair : tout processus de dialogue visant à résoudre la crise sécuritaire dans l’Est doit impérativement être placé sous la médiation de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et de l’Église du Christ au Congo (ECC).
Selon Africa News, la rencontre discrète entre Félix Tshisekedi et Martin Fayulu, en marge du 74ᵉ National Prayer Breakfast à Washington, a ravivé l’espoir d’un dialogue inclusif. Fayulu y aurait réaffirmé la nécessité d’un processus placé sous l’égide des confessions religieuses.
Le Quotidien rapporte, de son côté, les propos de Prince Epenge, porte-parole de Lamuka, qui plaide pour un dialogue réunissant toutes les forces vives afin de pacifier le pays et relancer la cohésion nationale, y compris à travers des réformes électorales.
À l’inverse, Actu30.cd met en avant la position du PALU, par la voix de Didier Manzenga, qui soutient la vision du président Tshisekedi : un dialogue mené en RDC, dans un cadre institutionnel, et excluant les groupes armés.
Enfin, 7sur7.cd et Mediacongo.net relaient les appels de Jean-Marc Kabund (A.Ch) et du regroupement LGD et Alliés en faveur d’un dialogue national véritablement inclusif, sans exclusion politique ou associative, estimant qu’il s’agit d’un passage obligé pour une paix durable et la réconciliation nationale.
La Rédaction

