L’actualité congolaise de ce lundi 02 février 2026 est largement dominée par la sortie politique du Président de la République, Félix Tshisekedi, sur la question sensible du dialogue inter-congolais.
À l’occasion de ses vœux au corps diplomatique, le Chef de l’État a réaffirmé son ouverture au dialogue, tout en en fixant clairement les lignes rouges, suscitant une vague de réactions dans la classe politique, la société civile et les milieux religieux.
La presse nationale et internationale revient également sur la condamnation par le Gouvernement de l’exploitation minière illégale dans l’Est du pays, après un drame ayant coûté la vie à plus de 200 personnes au Nord-Kivu. Sur le plan diplomatique, la candidature officielle de la RDC au poste de Secrétaire général de la Francophonie et la visite de travail du Président Tshisekedi aux Émirats arabes unis retiennent l’attention.
Enfin, l’actualité est marquée par des actions gouvernementales sur le terrain, notamment à Lisala avec la Première ministre Judith Suminwa, ainsi qu’à Kinshasa où les autorités provinciales renforcent les mesures de restauration de l’autorité de l’État.
Revue de presse du 02 Février 2026
Le président Félix Tshisekedi a réaffirmé, lors de ses vœux au corps diplomatique, son soutien à un dialogue inter-congolais encadré par les institutions et strictement respectueux de la Constitution. Pour FORUM DES AS, le message demeure clair : si un dialogue national est convoqué, il sera soumis à des garde-fous et à des exigences de reddition de comptes, notamment en matière de respect du cadre juridique et de la lutte contre l’impunité.
Pour restaurer la paix et la cohésion en RDC, Félix Tshisekedi trace les lignes rouges pour la tenue du dialogue. Bien que favorable à la tenue d’un dialogue national pour restaurer la paix et la cohésion en RDC, le président de la République, Félix Tshisekedi, rapporte L’AVENIR, en fixe toutefois des conditions strictes. Il s’agit entre autres du rejet de toute médiation étrangère, du refus de négocier avec les groupes armés et de la défense des institutions issues des urnes.
Pas question, pour Félix Tshisekedi, ajoute LE POTENTIEL, d’inviter à la table de la République ceux qu’il accuse de nourrir la rébellion armée, au premier rang desquels son prédécesseur Joseph Kabila, Corneille Nangaa et Bertrand Bisimwa.
Une déclaration faite, selon CONGO NOUVEAU, devant les corps diplomatiques accrédités à Kinshasa, qui relance le débat sur la cohésion nationale et l’avenir politique du pays, car le dialogue voulu ou pensé par Kinshasa ne sera pas tenu à l’étranger. Ce qui exclut d’office la participation physique de Joseph Kabila, exilé depuis fin 2023.
Félix Tshisekedi jette au feu le Pacte social de la CENCO-ECC, constate de son côté LA PROSPÉRITÉ. Selon le Président de la République, « si ce dialogue devait se tenir, il se déroulerait sur le sol national et serait conduit et organisé par les institutions de la République », une mise au point tranchante qui enterre le schéma proposé par la CENCO et l’ECC.
Félix Tshisekedi, renchérit LA TEMPÊTE DES TROPIQUES, exclut donc la démarche menée par le cardinal Fridolin Ambongo et un groupuscule d’évêques catholiques auxquels s’est joint l’actuel responsable de l’Église du Christ au Congo.
Ce qui écarte au passage, écrit RFI.FR, les Églises catholique et protestante de la gestion du processus.
Pour OURAGAN.CD, cette prise de position s’apparente à un rappel d’autorité. Tshisekedi ne ferme pas la porte au dialogue, mais refuse toute instrumentalisation, estimant que celui-ci ne peut être ni une fuite en avant ni une concession imposée par la violence.
Réagissant à cette sortie présidentielle, Prince Epenge, porte-parole de LAMUKA et président de l’ADD-Congo, cité par LEPOUVOIRDUPEUPLE.COM, dit prendre acte de la déclaration du Chef de l’État. Pour LAMUKA, l’essentiel n’est ni le cadre ni l’initiateur du dialogue, mais les objectifs poursuivis conformément aux attentes du peuple.
De son côté, Jean-Claude Katende, cité par OPINION-INFO.CD, juge difficiles les conditions posées par Félix Tshisekedi.
Dans un autre chapitre, le Gouvernement, rapporte YABISONEWS.CD, a condamné l’exploitation minière illégale par l’AFC-M23, tenue pour responsable de la mort de plus de 200 personnes à la suite d’un éboulement meurtrier survenu le 28 janvier dernier à Rubaya, au Nord-Kivu.
De nombreuses personnes, ajoute LE PHARE, ont été ensevelies à l’intérieur ou à proximité immédiate des puits, dans un environnement marqué par l’absence totale de normes de sécurité.
C’est désormais officiel : la RDC est candidate au poste de secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie. Avec cette candidature, une nouvelle bataille diplomatique se profile entre Kinshasa et Kigali, affirme LE POTENTIEL, à l’approche du Sommet de la Francophonie prévu au Cambodge en novembre 2026.
Sur le plan de la coopération, le Président Félix Tshisekedi est arrivé à Abu Dhabi pour une visite de travail de deux jours, marquée par la signature d’un accord de partenariat économique global entre la RDC et les Émirats arabes unis. Cet accord, explique AFRICANEWS, vise à instaurer un cadre formel d’échanges commerciaux après deux ans de négociations.
Autre actualité : la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a lancé les travaux de construction de l’avenue de l’aérodrome à Lisala, rapporte LE QUOTIDIEN, dans le cadre de la gouvernance de proximité.
Au cours d’un meeting à Lisala, ajoute LA PERCÉE, la Cheffe du Gouvernement a annoncé le démarrage imminent de grands travaux structurants dans la province de la Mongala.
Enfin, à Kinshasa, le gouverneur Daniel Bumba a lancé la deuxième phase de l’opération de contrôle de conformité au Code de la route. Cette phase, précise CONGO NOUVEAU, sera marquée par le doublement des effectifs et l’application stricte de la tolérance zéro.
À cet effet, ajoute LA PROSPÉRITÉ, les agents ont été dotés de nouveaux équipements, notamment des herses, afin de renforcer l’efficacité de l’opération tout au long de l’année.
Tapie Lutunu

