L’actualité de ce lundi 30 mars 2026 en République démocratique du Congo est dominée par un regain de tensions politiques autour de la question sensible de la révision constitutionnelle.
Alors que le débat continue de diviser profondément la classe politique, l’opposition, menée notamment par Moïse Katumbi, monte au créneau et met en garde contre toute initiative jugée contraire à l’esprit démocratique.
Dans ce climat déjà tendu, plusieurs prises de position, venues aussi bien des acteurs politiques que juridiques, témoignent d’un pays en pleine interrogation sur son avenir institutionnel.
Parallèlement, la scène politique reste marquée par des recompositions internes et des enjeux de pouvoir au sein des institutions.
Sur le plan sécuritaire et diplomatique, des efforts sont en cours pour stabiliser l’Est du pays et renforcer la présence de la RDC sur la scène internationale. Entre rivalités politiques, défis sécuritaires et ambitions diplomatiques, le pays traverse une nouvelle séquence décisive.
REVUE DE PRESSE DU LUNDI 30 MARS 2026
Face à Félix Tshisekedi, Moïse Katumbi remonte sur le ring.
Selon CONGO NOUVEAU, le président d’Ensemble pour la République s’oppose fermement à toute réforme de la Constitution, une idée soutenue par certains membres du camp présidentiel qui évoquent la possibilité d’un troisième mandat.
Pour Moïse Katumbi, une telle réforme constituerait une trahison. Il rappelle que Félix Tshisekedi lui-même s’était opposé à cette démarche il y a une dizaine d’années, sous le régime de Joseph Kabila.
À ce sujet, 7SUR7.CD souligne que Katumbi s’est exprimé le week-end dernier sur son compte X, dénonçant toute tentative de modification constitutionnelle à l’approche de la fin du mandat présidentiel.
Selon LA MANCHETTE, cette sortie sonne comme un rappel historique adressé au chef de l’État, le plaçant face à ses anciennes positions.
Débat constitutionnel : entre rejet et refondation
S’appuyant sur les principes du droit, Maître Tunda ya Kasende, cité par LA PROSPÉRITÉ, estime qu’aucune norme ne peut empêcher un peuple souverain d’adapter ses institutions à son évolution. Il plaide pour une refondation institutionnelle adaptée aux réalités congolaises.
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De son côté, depuis sa cellule, Constant Mutamba tranche sans détour. Selon FORUM DES AS, il déclare :
« Si la Constitution sert le peuple, elle mérite d’être examinée. Si elle sert des intérêts partisans, elle doit être rejetée. »
Tensions politiques et repositionnements
E-JOURNAL révèle que Modeste Bahati Lukwebo est interdit de quitter le territoire national, sa demande ayant été rejetée par le bureau du Sénat.
Pendant ce temps, l’élection du nouveau deuxième vice-président du Sénat est prévue pour le 3 avril, rapporte LA TEMPÊTE DES TROPIQUES. Le sénateur Norbert Basengezi Katintima a déjà déposé sa candidature.
Selon LE POTENTIEL, la loyauté envers l’Union sacrée et le chef de l’État constitue un critère déterminant dans ce choix.
Sécurité : traque des FDLR
Sur le plan sécuritaire, LA MANCHETTE annonce le lancement d’une traque contre les FDLR par les FARDC à Kisangani, sous la conduite du général Ychaligonza Jacques.
Conférence des gouverneurs : cap sur l’agriculture
Clôturant la 13ᵉ Conférence des gouverneurs, le président Félix Tshisekedi a placé l’agriculture au cœur de l’action publique, indique INFOS27, en la liant à la souveraineté nationale et à la stabilité économique.
Parmi les recommandations, RADIOOKAPI.NET note l’instauration d’un moratoire sur les motions de défiance contre les gouverneurs.
Cependant, LE POTENTIEL souligne que la gouvernance territoriale reste un chantier inachevé en RDC.
Dans la même logique, CHRONIK’ECO critique un cadre encore trop déclaratif, sans mécanismes efficaces de suivi et d’évaluation.
Diplomatie : la RDC à la tête du Conseil de sécurité
Sur le plan international, L’AVENIR annonce que la RDC assurera la présidence du Conseil de sécurité des Nations unies en juillet 2026, dans le cadre de la rotation mensuelle entre membres non permanents.
Tapie Lutunu & Réveil Congo

