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Revue de Presse

Sortie de Kabila : ce qu’en dit la presse congolaise ce matin !

L’actualité de ce mardi 24 mars 2026 en République démocratique du Congo est marquée par une prise de parole rare et percutante de l’ancien président Joseph Kabila, qui ravive les tensions sur la scène politique nationale.

Dans un contexte déjà sensible, dominé par le débat autour d’une éventuelle révision constitutionnelle, ses déclarations critiques à l’égard du pouvoir en place relancent les interrogations sur la gouvernance et l’avenir institutionnel du pays.

Pendant ce temps, plusieurs voix de la société civile et de la classe politique appellent à la prudence, mettant en garde contre les risques de dérive et de crispation.

Parallèlement, l’ouverture de la Conférence des gouverneurs à Bandundu met en lumière les enjeux liés au développement des provinces, tandis que des tensions sociales émergent à Kinshasa autour des conditions de travail.

Entre rivalités politiques, défis économiques et attentes sociales, la RDC traverse une séquence particulièrement délicate.

REVUE DE PRESSE DU MARDI 24 MARS 2026

Dans un entretien accordé à La Libre Belgique, Joseph Kabila laisse éclater une colère longtemps contenue.

Selon OURAGAN, l’ancien chef de l’État décrit un pays en pleine déliquescence, fustige une gouvernance qu’il juge hasardeuse et accuse le régime actuel d’avoir engagé la RDC dans une dérive autoritaire.

Interrogé sur la frappe de drone du 11 mars à Goma, qui a coûté la vie à une employée française de l’UNICEF et à deux civils, l’ancien président, rapporte LA RÉFÉRENCE PLUS, reste prudent. Il affirme ne pas savoir s’il était personnellement visé, tout en dénonçant une violence généralisée contre les populations civiles, notamment dans des zones comme Masisi (Nord-Kivu) et les Hauts Plateaux de Minembwe (Sud-Kivu).
Pour INFOS27, la séquence de Goma soulève des zones d’ombre.

Joseph Kabila affirme y posséder une résidence acquise en 1999, en pleine guerre, alors que la ville était sous contrôle des rebelles du RCD soutenus par le Rwanda. Une déclaration qui alimente les interrogations sur les circonstances de cette acquisition.

Au-delà des questions sécuritaires, FORUM DES AS souligne que l’ancien président élargit ses critiques à la gouvernance globale. Il dénonce une érosion de l’ordre constitutionnel, estimant que la Constitution de 2006 est « ignorée » et « foulée aux pieds ».

Dans ce contexte, toute révision constitutionnelle serait, selon lui, « extrêmement dangereuse ».

« Joseph Kabila, démocrate ? », s’interroge LE PHARE. Le journal rappelle les zones d’ombre entourant son accession au pouvoir en 2001, après l’assassinat de Laurent-Désiré Kabila.

Revue de presse : «sortie imminente du gouvernement la semaine prochaine », « Tshisekedi en forme, à la messe de requiem de Mgr Gérard Mulumba  », « des sanctions contre Moussa Mondo » « Ces kulunas devenus des bâtisseurs »

 

Très critique, LA TEMPÊTE DES TROPIQUES estime que l’ancien président, malgré un bilan jugé chaotique, tente de se repositionner en donneur de leçons, allant jusqu’à qualifier son successeur de « tyran ».

Pour VRAIE-THÉMATIQUE, cette sortie médiatique, rare et calculée, intervient dans un contexte de fortes tensions politiques et sécuritaires, et pourrait influencer l’équilibre institutionnel du pays.

Sur la question de la révision constitutionnelle, OURAGAN prévient que « la rue va gronder ». La plateforme Lamuka appelle à une mobilisation contre tout projet de modification de la Constitution.

Dans ce débat, le docteur Denis Mukwege appelle à la prudence. Selon CONGO NOUVEAU, le prix Nobel de la paix exhorte le président Félix Tshisekedi à privilégier l’intérêt du peuple.

Toujours selon FORUM DES AS, Denis Mukwege critique les pressions exercées sur certains responsables politiques, notamment dans le dossier de la démission de Modeste Bahati Lukwebo.

De son côté, Jean-Claude Katende met en garde contre toute interprétation dangereuse de l’article 64 de la Constitution. Relais de OPINION-INFO.CD, il rappelle que ce texte ne justifie en aucun cas une insurrection armée, mais prône une défense pacifique de l’ordre constitutionnel.

Dans le reste de l’actualité, la 13ᵉ Conférence des gouverneurs s’ouvre ce mardi à Bandundu. Selon LA RÉFÉRENCE PLUS, le président Félix Tshisekedi lance officiellement les travaux.

Placée sous le thème de la transformation du secteur agricole et du développement rural, cette rencontre, précise LE POTENTIEL, réunira les gouverneurs autour des priorités économiques du pays.

Pour LE PHARE, cette conférence permettra également d’évaluer l’état d’avancement des projets dans les provinces, notamment en matière d’infrastructures de base.

LA TEMPÊTE DES TROPIQUES indique que les questions sécuritaires et administratives seront aussi au cœur des échanges afin d’harmoniser les politiques publiques.

Cependant, RADIOOKAPI.NET rappelle que plusieurs recommandations issues de la précédente conférence tenue à Kolwezi restent encore sans application.

Enfin, dans le secteur économique, un mouvement de grève a été observé dans le commerce général à Kinshasa. Selon LE POTENTIEL, plusieurs commerces sont restés fermés lundi.

D’après RADIOOKAPI.NET, cette paralysie est liée à la contestation de la non-application du SMIG, fixé à 21 500 francs congolais.

Tapie Lutunu & Réveil Congo

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