L’actualité congolaise de ce mercredi 04 février 2026 est dominée par un climat politique tendu, sur fond de débat autour du dialogue national, de persistance de l’insécurité à l’Est du pays et d’une justice de plus en plus sollicitée.
De Kinshasa à Uvira, en passant par Rutshuru et les grandes capitales internationales, la presse nationale et internationale dresse le tableau d’un pays à la croisée des chemins.
Entre prises de position politiques tranchées, alertes sur les droits humains, initiatives diplomatiques, faits judiciaires et inquiétudes sécuritaires dans la capitale, les journaux reviennent sur des sujets qui interrogent la gouvernance, la cohésion nationale et la protection des citoyens.
REVUE DE PRESSE DU MERCREDI 04 FÉVRIER 2026
Le bras de fer politique se durcit en RDC. Dans une déclaration cinglante parvenue hier mardi à AFRICANEWS, le Cadre de concertation des forces politiques et sociales a vigoureusement protesté contre les conditions fixées par le Président Félix Tshisekedi pour la tenue d’un dialogue politique. La structure a catégoriquement rejeté les modalités arrêtées de manière unilatérale par le Chef de l’État.
De son côté, le parti politique ENVOL de Denis Sesanga exprime ses réserves et appelle à un cadre réellement inclusif.
Tenant compte de la gravité de la situation politique, sécuritaire et humanitaire que traverse la RDC, ENVOL, rapporte LE POTENTIEL, estime qu’un dialogue politique authentique ne peut être crédible s’il repose sur des conditions imposées unilatéralement.
Pour sa part, Denis Mukwege conditionne tout dialogue politique à la fin de l’agression rwandaise. Face à la persistance des combats dans l’Est de la RDC, Denis Mukwege, selon INFOS27, trace une ligne claire : aucun dialogue politique ne peut être crédible tant que l’intégrité territoriale du pays demeure menacée.
Mukwege–Tshisekedi : même moral, constate CONGO NOUVEAU. Le célèbre gynécologue congolais partage, sur certains préalables, la même lecture que le Président Félix Tshisekedi quant à l’organisation d’un dialogue national.
Pour Denis Mukwege, il ne saurait être question de dialoguer dans un pays occupé ou avec des acteurs impliqués dans des massacres de civils.
On conclut ce dossier avec FORUM DES AS, qui regrette qu’une initiative censée rassembler mette plutôt en lumière de profondes divergences entre le pouvoir et une opposition aux positions contrastées, oscillant entre fermeté, scepticisme et pragmatisme.
Après des semaines d’occupation de la ville par l’AFC-M23/RDF, la police congolaise reprend position à Uvira.
Selon L’AVENIR, la Police nationale congolaise a repris, hier mardi, l’exercice de ses missions régaliennes dans cette ville du Sud-Kivu.
Une centaine de personnes, majoritairement des jeunes garçons et filles de la chefferie de Bwito, territoire de Rutshuru au Nord-Kivu, sont portées disparues depuis le samedi 31 janvier.
D’après un communiqué du Conseil territorial local de la jeunesse consulté par LE PHARE, ces habitants auraient été arrêtés lors d’un bouclage mené à Bambo par les rebelles de l’AFC/M23, avant d’être emmenés vers une destination inconnue.
Pour la société civile, renchérit INFOS27, ces disparitions massives constituent une violation grave des droits humains et alimentent l’exode des populations. La communauté internationale est appelée à exiger des comptes à la rébellion.
Autre fait marquant : le National Prayer Breakfast 2026 à Washington. Félix Tshisekedi, Martin Fayulu, Mgr Donatien Nshole et le Révérend Senga figurent parmi les invités.
Selon LA RÉFÉRENCE PLUS, ce rendez-vous est présenté comme un cadre favorisant la prière collective, les échanges personnels et le rapprochement entre dirigeants de sensibilités diverses, dans une démarche inspirée des enseignements de Jésus de Nazareth et ouverte à toutes les confessions.
Pendant ce temps, rapporte LEPOUVOIRDUPEUPLE.COM, Félix Tshisekedi est attendu à Dubaï pour le World Governments Summit. Il prendra part à la cérémonie d’ouverture de ce grand rendez-vous international consacré aux défis contemporains, notamment l’intelligence artificielle, la santé, l’éducation, le climat, l’innovation et le leadership gouvernemental.
Dans le reste de l’actualité, le Gouvernement de la RDC a réagi avec fermeté à un grave cas présumé de spoliation impliquant un bien diplomatique étranger à Kinshasa.
Dans un communiqué consulté par LE QUOTIDIEN, le ministère de la Justice, par la voix de Guillaume Ngefa, annonce l’ouverture immédiate d’une enquête judiciaire concernant une parcelle abritant la résidence officielle de l’ambassade de la République de Côte d’Ivoire.
Toujours dans le secteur de la justice, LA RÉFÉRENCE PLUS fait état d’arrestations en cascade à la DINACOPE.
Plusieurs noms sont cités, dont celui du directeur national chef de service, Boniface Mbaka Ngapembe, ainsi que Sam Mbavu, responsable du système d’information, proches de l’ancien ministre Maker Mwangu, aujourd’hui en exil.
Poursuivons avec LA PROSPÉRITÉ, qui s’intéresse à l’opération de contrôle des documents lancée par le gouverneur de la ville de Kinshasa.
Si l’objectif affiché est l’assainissement administratif, la mise en œuvre de cette initiative suscite des inquiétudes croissantes chez les usagers de la route et semble, selon le journal, entraver davantage la régularisation des situations.
Enfin, des kidnappeurs sèment à nouveau la terreur à Kinshasa. Selon LA TEMPÊTE DES TROPIQUES, le phénomène du kidnapping refait surface dans la capitale.
Des hommes armés et cagoulés opéreraient principalement la nuit, à bord de véhicules 4×4 ou de voitures de type « ketch », faisant plusieurs victimes au sein de la population.
Tapie Lutunu
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