La République démocratique du Congo (RDC) a été distinguée en tant qu’exemple à suivre par le Fonds monétaire international (FMI). En respectant rigoureusement les critères et les exigences fixés par cette institution financière internationale, la RDC a franchi une étape significative dans sa relation avec les institutions de Bretton Woods, particulièrement le FMI. En reconnaissance de ces progrès, le FMI a exprimé ses félicitations à l’économie congolaise et a débloqué la dernière tranche d’un plan d’assistance financière de 1,5 milliard de dollars américains en faveur de la RDC.
Pour avoir mis en place des réformes clés dans le cadre des finances publiques et avoir bien géré ses réserves de changes, la République démocratique du Congo (RDC) est parvenue à un accord le mercredi 8 mai 2024 avec le Fonds monétaire international (FMI), sur la sixième et dernière tranche d’un crédit de 1,5 milliard de dollars américains sur trois ans.
Il s’agit donc de la dernière tranche, soit 200 millions USD. Si l’institution financière internationale reste prudente sur l’usage des fonds renégociés avec la Chine dans le cadre d’un méga-contrat minier, le FMI estime que des réformes clés ont été mises en place par les autorités de Kinshasa.
À l’issue d’une mission de deux semaines en République démocratique du Congo (RDC), le FMI a jugé que « la plupart des objectifs avaient été atteints, et les principales réformes mises en place, bien qu’à un rythme ralenti ». Le FMI reconnaît que la situation sécuritaire dans l’Est du pays et la période pré et post-électorale ont eu un impact sur l’inflation. Celle-ci est restée élevée. Puis, le déficit budgétaire s’est creusé plus que prévu.
Mais, le FMI n’en salue pas moins « la forte coopération et les discussions constructives » avec les autorités de Kinshasa, qui vont pour la première fois conclure un programme complet de financement triennal.
RDC, une bonne élève
Le FMI applaudit donc les 8,3% de croissance qu’affiche la République démocratique du Congo (RDC) et la consolidation des réserves de change. Certains experts affirment que ces réserves de change sont consolidées non seulement en raison de l’augmentation des revenus miniers, mais aussi de la réduction des subventions sur les produits pétroliers, qui devraient dégager des ressources importantes pour les dépenses sociales.
Autre recommandation, la banque multilatérale recommande désormais que la prochaine loi de finances intègre les revenus tirés de la renégociation du contrat avec la société sino-congolaise (Sicomines). Soit 7 milliards de dollars américains pour les infrastructures, 2,5 fois de plus que prévu. Le FMI recommande également que des mécanismes soient mis en place pour garantir la bonne utilisation de ces fonds.
L’équipe du FMI chez Félix Tshisekedi
Après validation de la sixième revue de l’accord triennal au titre de la Facilité Élargie de Crédit (FEC), menée par une mission du FMI en RDC, a donc été bien validée. Le ministre des Finances, Nicolas Kazadi Kadima qu’accompagnait son collègue du Budget, Aimé Boji Sangara et du gouverneur de la Banque centrale, Malangu Kabedi, a conduit la délégation du FMI à la cité de l’Union Africaine pour une rencontre avec le Président de la RDC, Félix Tshisekedi, le mercredi 8 mai.
Il faut noter que cette 6ème revue représente une étape inédite pour la RDC. En atteignant cette étape, le pays aura notamment accès à des appuis budgétaires, au soutien de sa balance des paiements et à la constitution de réserves de change.
Renouer avec le FMI figure parmi les principaux défis que s’est lancé Félix Tshisekedi. Les instructions ont été données au ministre des Finances pour ce faire. Dans cette logique, le FMI et la RDC ont développé des programmes, dont la Facilité Élargie de Crédit (FEC). La Facilité Élargie de Crédit est un instrument du Fonds Monétaire International qui fournit une aide financière à moyen terme aux pays à faible revenu confrontés à des problèmes prolongés de balance des paiements.
« Les autorités de la RDC et l’équipe du FMI sont parvenues à un accord au niveau des services en vue de la conclusion de la 6e revue au titre de l’accord de Facilité Élargie de Crédit (FEC), sous réserve de la validation de la direction du FMI. Au niveau du service, nous avons estimé que les progrès réalisés et les engagements du gouvernement permettent de dire que la performance du programme a été satisfaisante pour cette 6e revue », a affirmé Calixte Ahokpossi, chef de la mission du FMI.
Le ministre du Budget, Aimé Boji Sangara, a déclaré après la rencontre avec le président Tshisekedi que « si nous parvenons à conclure ce programme avec satisfaction, ce sera la première fois depuis l’indépendance de notre pays qu’un gouvernement réussit à conclure un programme triennal avec le FMI ».
Dans le cadre de ses missions, le Fonds monétaire international (FMI) s’emploie à assurer la croissance et la prospérité durables de l’ensemble de ses 190 pays membres. Pour y parvenir, il soutient des politiques économiques qui favorisent la stabilité financière et la coopération monétaire, essentielles à la productivité, la création d’emplois et le bien-être économique. Le FMI est gouverné par ses pays membres, auxquels il rend compte de son action.
Revéil Congo avec Le Potentiel


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