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Formations et Stages

Entrepreneuriat Scientifique Féminin: la troisième journée de formation mise sur la maturation et l’accès au marché

La formation consacrée au renforcement des capacités de 20 femmes porteuses de projets innovants s’est poursuivie ce jeudi 10 Septembre 2026 à AUF/UNIKIN à Kinshasa avec sa troisième journée. Les travaux ont principalement porté sur la maturation des innovations, la connaissance du marché, la concurrence, ainsi que les moyens de protéger et de valoriser les résultats issus de la créativité des participantes. 

 

Organisée par le CERTTIS, en collaboration avec l’IGSC/APGSC, avec l’appui financier du Fonds canadien pour les initiatives locales (FCIL), cette formation est placée sous le leadership de la Professeure Marie-Claire Yandju Dembo, Coordonnatrice Adjointe de l’IGSC. Elle offre aux participantes un accompagnement pratique destiné à transformer leurs idées en projets structurés, testés et susceptibles de devenir de véritables activités économiques. 

« Notre objectif est d’aider ces femmes à dépasser le stade de l’idée pour construire des solutions concrètes, utiles et capables de répondre à un besoin réel », a expliqué la Professeure Marie-Claire Yandju Dembo.  

Selon elle, l’innovation ne se limite pas à la création d’un produit entièrement nouveau. « Une amélioration apportée à un service, à une méthode de production, à un emballage ou à un modèle économique peut aussi être considérée comme une innovation lorsqu’elle apporte une valeur ajoutée », a-t-elle précisé. 

Une attention particulière a été accordée au passage du prototype à une solution réellement utilisable. Les porteuses de projets ont été encouragées à expérimenter leurs produits à petite échelle, à recueillir les réactions des utilisateurs et à corriger progressivement les insuffisances constatées. 

« Il est important de tester avant de vouloir se déployer à grande échelle. Les retours des utilisateurs permettent de comprendre ce qui fonctionne, ce qui doit être amélioré et ce qui peut être abandonné », a souligné la coordinatrice adjointe.  

Elle a également insisté sur l’importance des certifications, des collaborations avec les universités et les laboratoires, ainsi que de la documentation des différentes étapes du développement. 

La formation a aussi rappelé que l’échec peut servir de levier d’amélioration. « Un résultat qui n’est pas conforme aux attentes ne signifie pas nécessairement que le projet est mauvais. Il peut fournir des informations essentielles pour réorienter la démarche », a déclaré la Professeure Yandju Dembo. Elle a recommandé aux participantes de tenir un cahier de suivi afin de conserver les résultats des essais, les difficultés rencontrées et les améliorations apportées. 

Autre enseignement de cette troisième journée :  

une innovation ne peut être durable sans marché. Les participantes ont été appelées à identifier leurs véritables clients, à étudier leurs besoins et leur capacité d’achat, mais aussi à connaître les offres concurrentes. 

« Une bonne idée ne suffit pas. Il faut savoir à qui elle s’adresse, quel problème elle résout et pourquoi les clients choisiraient cette solution plutôt qu’une autre », a-t-elle insisté. Cette analyse doit permettre de définir un positionnement clair et d’élaborer des projections financières correspondant aux possibilités réelles de l’entreprise. 

Enfin, les échanges ont insisté sur la nécessité de protéger les acquis de l’innovation. Marques, brevets, logiciels, dessins et modèles, savoir-faire ou secrets de fabrication peuvent, selon les cas, faire l’objet de mécanismes de protection appropriés. 

Corinne Ontande  

 

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