L’intelligence artificielle continue de bousculer le monde du travail. Une étude menée par OpenAI, l’entreprise à l’origine de ChatGPT, révèle que plusieurs métiers autrefois jugés “protégés” sont désormais parmi les plus exposés à l’évolution fulgurante de l’IA.
Selon les conclusions relayées par Le Journal du Net (JDN), OpenAI a collaboré avec des centaines d’experts issus de grandes entreprises mondiales, dont Google, Microsoft, Boeing, McKinsey ou encore Goldman Sachs, pour évaluer l’impact réel de l’intelligence artificielle sur 220 tâches représentatives de nombreux métiers.
L’objectif, est de comparé les performances de l’IA à celles des humains dans des contextes professionnels concrets. Et les résultats ont de quoi inquiéter.
D’après le rapport, l’intelligence artificielle a réussi à produire des résultats aussi bons ou meilleurs que ceux des experts humains dans près de 50% des tâches analysées.
Autrement dit, dans plusieurs domaines, la machine atteint déjà le niveau d’un professionnel expérimenté, voire le dépasse sur certains aspects.
Une avancée impressionnante, mais aussi source d’inquiétude pour des milliers de travailleurs à travers le monde.
Parmi les professions les plus exposées, trois métiers se distinguent comme déjà menacés par l’automatisation, notamment, le gestionnaire de projet (52%), le créateur de contenu audiovisuel (50%), le développeur de logiciels (50%).
Dans ces fonctions, l’IA est désormais capable d’atteindre, voire de surpasser le niveau d’un professionnel sur plus de la moitié des tâches à accomplir.
Cependant, d’autres métiers suivent de près, entre autres, l’analystes financiers (48%), les monteurs vidéo/audio (48%), le gestionnaires financiers (47%), l’avocats en propriété intellectuelle (47%), le journalistes (46%), le responsables informatiques (46%), le directeurs commerciaux (46%), le conseillers financiers (46%).
Même si l’intelligence artificielle reste encore “perfectible”, sa progression rapide laisse présager de grands bouleversements dans les années à venir.
Ainsi, les métiers basés sur la créativité, l’analyse ou la gestion ne sont plus à l’abri. Une question demeure, pour combien de temps l’humain restera-t-il indispensable ?
Israël Mpoyi

