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International

Accord de paix RDC–Rwanda : une brochette de témoins de haut rang attendue demain à Washington

Washington s’apprête à vivre un moment historique. Ce jeudi 4 décembre 2025, plusieurs chefs d’État africains et du Golfe figureront parmi les témoins officiels de la signature de l’accord de paix entre Félix Tshisekedi et Paul Kagame.

Seront présents : Evariste Ndayishimiye du Burundi, João Lourenço d’Angola, William Ruto du Kenya, Faure Gnassingbé du Togo, Yoweri Museveni de l’Ouganda, ainsi que Tamim ben Hamad Al Thani du Qatar et Cheikh Mohammed bin Zayed Al Nahyan des Émirats arabes unis.

Un dispositif diplomatique exceptionnel, placé sous l’égide directe de la Maison Blanche.

Un tournant attendu depuis 30 ans

À Washington, le président congolais Félix Tshisekedi est déjà sur place. Il s’apprête à parapher, aux côtés de Paul Kagame, un accord présenté comme définitif pour mettre fin aux violences qui déchirent l’Est de la RDC depuis trois décennies.

À Kinshasa comme dans les provinces meurtries du Nord-Kivu, l’espoir est réel, même si la prudence reste de mise.

Les principales clauses de l’accord

Fruit de longues négociations, le document final reprend les engagements établis en juin 2025 et précise leur application.

Parmi les points phares :

  • Retrait complet et vérifiable des forces rwandaises de l’Est de la RDC dans un délai de 90 jours ;
  • Neutralisation définitive des FDLR par Kinshasa ;
  • Fin de tout soutien direct ou indirect à des groupes armés ;
  • Respect absolu des frontières et de la souveraineté de chaque pays ;
  • Désarmement progressif et encadré des milices ;
  • Accès humanitaire garanti et facilitation du retour des réfugiés ;
  • Mise en place d’un mécanisme conjoint de sécurité, supervisé par l’Angola, pour protéger le cessez-le-feu du 4 août 2024.

Kinshasa y voit une victoire diplomatique majeure, ouvrant la voie à une intégration économique régionale, notamment dans la gestion des ressources minières stratégiques.

Pour de nombreux analystes congolais, Félix Tshisekedi apparaît comme l’artisan central de cette avancée. Son approche mêlant pression militaire (FARDC et Wazalendo) et stratégie diplomatique a, selon eux, contraint Kigali à négocier.

Des sources crédibles évoquent même une clause confidentielle prévoyant des sanctions automatiques contre toute partie qui violerait l’accord, ainsi qu’un fonds de reconstruction de 2 milliards USD financé par les États-Unis et l’Union européenne.

Entre espoir et vigilance

Dans les camps de déplacés, où vivent encore plus de 7 millions de Congolais, l’annonce fait renaître un mince mais profond espoir : retour de l’État, libre circulation, relance économique, fin des menaces transfrontalières.

Le sénateur américain Marco Rubio salue déjà « un moment important après 30 ans de guerre », tandis que plusieurs communautés du Nord-Kivu espèrent que cette fois-ci, les engagements seront tenus.

RC

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