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International

De la Libye au Venezuela : Paul-René Lohata démontre comment la loi des puissants règne sur l’ordre mondial, l’ONU toujours silencieuse

Réagissant à la crise vénézuélienne et aux actions menées par les États-Unis, le professeur Paul-René Lohata Tambwe Okitikosa livre une analyse sévère du système international actuel.

Pour cet universitaire congolais, les événements du Venezuela s’inscrivent dans une longue série d’interventions unilatérales, de la Libye à l’Irak, en passant par le Panama, confirmant la célèbre formule du général de Gaulle qualifiant l’ONU de « machin ».

Selon lui, les grands principes du droit international public, enseignés dans les universités à travers le droit, les relations internationales et la science politique dite « carrefour », relèvent de l’illusion.

« Nous assistons à une véritable désacralisation du droit international », estime-t-il, dénonçant un écart flagrant entre les enseignements académiques et la réalité des rapports de force mondiaux.

Le professeur Lohata souligne qu’aucune juridiction nationale ou internationale n’a jamais poursuivi les États-Unis pour des actions similaires menées contre des dirigeants comme Mouammar Kadhafi, Manuel Noriega ou Saddam Hussein. Pour lui, cela démontre que le monde reste fondamentalement unipolaire, malgré la montée en puissance de la Russie et de la Chine.

« De la Libye, en passant par l’Irak, sans oublier Panama et aujourd’hui le Venezuela, les propos du Général de Gaulle, selon lesquels l’ONU est un machin, se confirment tous les jours. Cela malgré le multilatéralisme qui nous est rabâché aux oreilles à la suite de l’effondrement de l’URSS. Les principaux principes du droit international public, enseignés en droit, en relations internationales et en science politique « carrefour », sont une duperie. Le problème est que l’on assiste à la désacralisation de ce droit et à la dérision de ces principes enseignés à l’université », soutient-il

S’appuyant sur Jean de La Fontaine et le sociologue Norbert Elias, il conclut avec une leçon sans détour : dans l’ordre international actuel, « la raison du plus fort est toujours la meilleure ». Une invitation, selon lui, à repenser l’enseignement et la pratique des relations internationales à l’aune de la puissance réelle.

AKAMUS

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