Les tensions entre l’Iran et l’ancien président américain Donald Trump refont surface sous une forme inquiétante. Un haut conseiller du guide suprême iranien, Ali Khamenei, a déclaré à la télévision d’État que Trump pourrait être assassiné pendant qu’il se détend dans sa résidence de luxe à Mar-a-Lago, en Floride.
Ali Larijani, proche du cercle restreint du régime, n’a pas mâché ses mots : « Pendant qu’il est là, allongé sur le ventre à profiter du soleil, un petit drone pourrait le frapper. C’est très simple. »
Cette déclaration survient alors qu’une plateforme en ligne, liée aux soutiens du régime, a lancé une collecte de fonds pour « punir » quiconque représenterait une menace pour le guide suprême. Le site promet une récompense pour ceux qui livreraient « les ennemis de Dieu » à la justice iranienne.
Donald Trump a réagi avec son ton habituel, minimisant l’avertissement tout en ironisant : « Je ne suis pas sûr que ce soit vraiment une menace, mais peut-être bien. »
Ces propos interviennent dans un climat déjà tendu. Il y a quelques jours, un haut dignitaire religieux iranien, le grand ayatollah Nasser Makarem Shirazi, a émis une fatwa appelant à la mort de Donald Trump et du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, les qualifiant tous deux « d’ennemis de Dieu ».
Les menaces contre Trump ne datent pas d’hier. L’an dernier, un agent iranien avait déjà été accusé de complot pour assassiner l’ancien président américain dans un attentat qui aurait eu des répercussions mondiales. L’ancien conseiller à la sécurité nationale John Bolton affirme, lui aussi, que Trump figure en tête de liste des cibles prioritaires pour Téhéran.
Ironie de l’histoire, Donald Trump affirme de son côté avoir, par le passé, sauvé la vie d’Ali Khamenei. Pendant un épisode de tensions entre Israël et l’Iran, l’ex-président assure avoir empêché les forces israéliennes de frapper directement le guide suprême. « Je savais exactement où il se cachait, mais je ne leur ai pas permis de le tuer. Je l’ai sauvé d’une mort humiliante et il n’a jamais dit merci », a-t-il écrit sur sa plateforme Truth Social.

