Le chef d’état-major de l’armée ougandaise, Muhoozi Kainerugaba, a opéré un revirement spectaculaire après avoir accusé les États-Unis de soutenir l’opposition politique. Vendredi, sur le réseau social X, il avait annoncé la rupture de toute coopération avec Washington, affirmant que l’ambassade américaine aidait Bobi Wine, leader de l’opposition, porté disparu depuis la présidentielle du 15 janvier.
Moins d’une heure plus tard, le ton a changé. Muhoozi Kainerugaba a présenté publiquement ses excuses, reconnaissant s’être appuyé sur des informations erronées. Il a indiqué avoir échangé avec l’ambassadeur américain, assurant que les relations diplomatiques restaient intactes. Les messages incriminés ont été supprimés.
Fils du président Yoweri Museveni, au pouvoir depuis quatre décennies, le chef de l’armée est régulièrement critiqué pour ses déclarations provocatrices en ligne. Cette sortie intervient dans un contexte postélectoral tendu, marqué par des accusations de fraudes, des menaces contre l’opposition et une forte pression internationale sur Kampala.

