Les élections générales en Tanzanie continuent de susciter des inquiétudes, notamment en raison de l’absence d’observateurs électoraux indépendants.
Plusieurs partenaires internationaux, dont la Belgique, la Suède, l’Allemagne et l’Irlande, se sont retirés du processus, évoquant un manque de transparence. Les États-Unis, eux, ont choisi de suivre le scrutin à distance sans envoyer de mission officielle.
Cette vacuité d’observation crédible a été dénoncée par la Commission kényane des droits de l’homme (KHRC), qui parle d’un scrutin « sans témoins » et potentiellement manipulé. Le principal parti d’opposition, le Chadema, déjà exclu pour avoir refusé de signer un code électoral contesté, n’a pu participer à la compétition, renforçant le sentiment d’un processus verrouillé.
Si certaines organisations régionales comme l’Union africaine ou la Communauté d’Afrique de l’Est ont déployé des missions, leur neutralité est mise en doute. Des analystes estiment que ces structures ont davantage contribué à légitimer un scrutin biaisé qu’à en garantir la transparence.
Dans un climat où la presse est muselée et les libertés restreintes, l’absence d’yeux extérieurs fragilise la crédibilité des résultats. Pour beaucoup, la Tanzanie s’enfonce dans une crise politique qui aurait pu être évitée si les institutions régionales et internationales avaient joué pleinement leur rôle d’arbitre impartial.
AKAMUS
Tanzanie : le pouvoir coupe internet pour étouffer la contestation post-électorale

