Un accord de paix devrait être signé le 04 décembre aux États-Unis entre le président de la RDC, Félix Antoine Tshisekedi, et son homologue rwandais Paul Kagame. Cette rencontre, programmée à plusieurs reprises puis reportée, devrait finalement aboutir à la conclusion d’un accord important entre Kinshasa et Kigali.
Selon plusieurs sources diplomatiques relayées par des médias internationaux, la diplomatie américaine aurait adressé des notes verbales aux gouvernements de Kigali et de Kinshasa, qui y auraient répondu favorablement.
Si elle se tient comme prévu, cette rencontre marquera l’aboutissement d’un long processus diplomatique, soutenu notamment par l’administration Trump. Plusieurs personnalités de haut niveau sont attendues, selon Africa Intelligence, parmi lesquelles :
– João Lourenço, président angolais et président en exercice de l’Union africaine ;
– Faure Gnassingbé, président du Togo et médiateur désigné par l’UA pour ce dossier ;
Tamim Bin Hamad Al Thani, émir du Qatar, qui a effectué deux visites consécutives la semaine dernière, d’abord au Rwanda puis en RDC, dans le cadre des pourparlers entre Kinshasa et l’AFC-M23.
À cette occasion, la RDC pourrait également conclure un accord de partenariat stratégique avec les États-Unis dans le secteur minier, un élément clé du « processus de Washington ». Pendant ce temps, le processus de Doha, au Qatar, semble stagne. Selon plusieurs sources, les discussions n’ont pas avancé depuis la signature de l’accord-cadre de paix du 15 novembre entre la RDC et l’AFC-M23.
Malgré ces efforts diplomatiques, la situation sécuritaire reste tendue. Des affrontements sont encore signalés dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu, ainsi que dans ceux de Shabunda et Mwenga, au Sud-Kivu.
Dans ce dernier territoire, le front demeure le plus actif : l’AFC-M23 affirme avoir pris Kasika et poursuit sa progression vers Mwenga-Centre, malgré un léger recul enregistré à Kalambi.
Isaka Kijana

