Le ministre d’État en charge de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a exprimé sa satisfaction à la suite de l’arrêt rendu en procédure de flagrance par la Cour d’appel du Haut-Katanga le 26 janvier 2026. Cette décision concerne un dossier de corruption impliquant trois magistrats de la Cour d’appel du Tanganyika ainsi qu’un opérateur économique basé à Kalemie.
Dans une communication officielle diffusée mardi 27 janvier par son cabinet, le ministre a souligné que cette décision judiciaire s’inscrit pleinement dans la dynamique impulsée par le Président de la République en matière de lutte contre la corruption, les antivaleurs et l’impunité, une orientation également portée par la Première ministre Judith Suminwa. Pour Guillaume Ngefa, la fermeté de cette décision démontre que la justice congolaise est engagée sur la voie de l’exemplarité et de l’égalité devant la loi.
Les personnes poursuivies étaient jugées pour des faits de corruption liés à un dossier de tentative de viol ayant donné lieu à un aménagement de peine jugé contraire aux dispositions légales. La Cour a retenu la culpabilité de l’ensemble des prévenus, estimant que les charges avaient été établies tant en fait qu’en droit par le ministère public.
À l’issue du procès, les magistrats Zantoko Mayikila Hervé et Mbele Lalo Christophe ont été condamnés chacun à 36 mois de servitude pénale principale, assortis d’une amende de 400 000 francs congolais, avec une peine subsidiaire de 30 jours en cas de non-paiement. Asanga Kabalo Raphaël a écopé de 15 mois de servitude pénale et d’une amende de 200 000 francs congolais. Le commerçant Kafwimbi Kiwele Joseph, présenté comme l’auteur de la corruption, a été condamné à 24 mois de prison et à une amende du même montant.
La Cour a également prononcé plusieurs peines complémentaires, notamment l’interdiction des droits civiques et politiques, l’exclusion des fonctions publiques, l’interdiction de certaines activités professionnelles, l’inéligibilité aux marchés publics pendant cinq ans, ainsi que la suppression de toute possibilité de libération conditionnelle.

