Le procès de l’ancien ministre du Développement rural, François Rubota, et de l’homme d’affaires Mike Étienne Kasenga a débuté lundi devant la Cour de cassation à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC).
Les deux prévenus sont poursuivis pour des soupçons de surfacturation dans un contrat portant sur l’installation de forages et la construction de stations de traitement d’eau à travers le pays.
Dès les premières heures de la matinée, des militants politiques ont manifesté leur présence devant la Cour en arborant des banderoles appelant à la justice dans cette affaire.
Leur objectif est clair : ils demandent que des sanctions exemplaires soient prises si les faits de détournement sont avérés. Bob-Cyrille Mboma, membre du Mouvement Congo en avant (MCA), a déclaré : « Nous réclamons que la justice soit établie dans le marché de la construction des forages, qui est émaillé de surfacturations. Une nation ne peut pas se développer s’il n’y a pas de sanctions contre les détournements. »
Ce procès intervient dans un contexte de lutte renforcée contre la corruption en RDC, où de nombreux dossiers similaires sont désormais portés devant les tribunaux. Les fonds alloués à l’eau potable étant cruciaux pour l’amélioration des conditions de vie, l’issue de ce procès est très attendue par les Congolais.

