Les kinois ne sont pas restés indifférents face aux 100 premiers jours du gouvernement dirigé par la première ministre Judith Suminwa, investi en mai dernier. Les avis restent partagés, certains estimant qu’il est encore trop tôt pour juger, tandis que d’autres affichent un pessimisme marqué.
Des Congolais appellent à la patience
Nombreux sont ceux qui appellent à la patience et demandent que davantage de temps soit accordé à la cheffe du gouvernement. L’un des intervenants déclare : « Avec les ambitions qu’elle nous a exprimées, je dis qu’il faut lui donner du temps. Les 100 jours, c’est comme un doigt, il faut plus de temps. » Il ajoute que des changements doivent être opérés, mais cela nécessite une adaptation, soulignant que « c’est trop tôt pour juger, il ne s’agit pas de miracles ».
Un autre intervenant met en garde contre l’importation de concepts venus d’ailleurs : « L’hypothèse des 100 jours vient des Blancs. Ils s’attendent à des miracles en peu de temps, mais nous sommes en Afrique, avec nos propres réalités. Il faut avancer doucement. » Malgré tout, il reconnaît que certains signes encourageants existent, notamment la visite de Judith Suminwa à l’Est du pays, où elle a apporté son soutien aux victimes du conflit armé.
Des critiques acerbes sur l’inaction perçue
D’un autre côté, certains Congolais se montrent plus critiques, qualifiant le bilan de Judith Suminwa de « largement négatif ».
« Pour moi, il n’y a rien. Elle n’a rien fait. Elle n’a qu’à démissionner parce qu’on ne voit rien. » , a livré un intervenant. Ce scepticisme s’accompagne de déceptions face aux attentes initiales placées en elle : « On espérait quelque chose avec une femme ferme, mais rien ne bouge. »
Dans l’ensemble, les congolais s’accordent sur le fait que les 100 premiers jours d’un gouvernement ne permettent pas toujours de tirer des conclusions définitives. Les attentes sont grandes, mais la patience et le réalisme face aux défis de la gouvernance sont également nécessaires. Cependant, une partie de la population reste impatiente de voir des actions concrètes se traduire en améliorations visibles, alors que d’autres appellent à la compréhension des réalités locales avant de juger.
Téfia NAKATALA

