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Polémique

Etat de siège en Ituri : Gracien Iracan critique mais Luboya N’Kashama le cite comme complice au groupe rebelle Zaïre

Le député national Gracien Iracan a vivement critiqué les résultats de l’état de siège instauré dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu. Lors de la plénière, il a dressé un bilan alarmant. Il a souligné une aggravation de la situation sécuritaire depuis l’instauration de ce régime exceptionnel. Selon lui, au lieu d’apporter des solutions, l’état de siège a conduit à une augmentation dramatique du nombre de groupes armés, de victimes, de déplacés et de destructions.

Il a avancé des chiffres inquiétants : « Il y a aujourd’hui plus de morts, plus de territoires perdus et aucun centimètre récupéré par les forces armées. Nous sommes face à une explosion de l’exploitation illicite des minerais, et l’affairisme règne. »

Par ailleurs, ce député nationale a également pointé du doigt l’implication suspecte d’opérateurs miniers étrangers, notamment des Chinois, dans des zones contrôlées par des groupes armés.

Cette prise de parole a toutefois suscité une vive réplique de la part du gouverneur militaire de l’Ituri, le général Johnny Luboya N’Kashama. Ce dernier a accusé Gracien Iracan de collusion avec des groupes rebelles, notamment le mouvement « Zaïre ». Luboya N’Kashama a affirmé détenir des preuves de cette complicité et s’est dit prêt à les présenter devant le Parlement. Cette déclaration ouvre la voie à de possibles confrontations politiques dans les prochains jours.

Par ailleurs, lors du 17ème Conseil des ministres, le Président de la République, Félix Tshisekedi, a réitéré son intention de mettre fin à l’état de siège en adoptant un dispositif transitoire graduel. Ce dispositif vise à restaurer l’autorité civile dans les zones sécurisées et à lever les restrictions constitutionnelles, telles que le couvre-feu et l’interdiction des manifestations pacifiques.

Le gouvernement est désormais chargé d’évaluer la mise en œuvre de ces mesures d’assouplissement, avec pour objectif de permettre un retour à la normale dans ces provinces déstabilisées. Un rapport sur l’exécution de ces directives est attendu dans les 30 jours.

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