Face à la montée des plaintes des usagers et à l’évolution positive du contexte économique, le gouverneur Daniel Bumba annonce une réforme d’envergure du secteur des transports en commun avec comme objectif, la transparence, la justice tarifaire et la paix sociale.
Lors d’une réunion stratégique tenue lundi 13 octobre, avec les membres de la commission de la grille tarifaire, le gouverneur de la ville-province de Kinshasa, Daniel Bumba, a exprimé sa ferme volonté de réformer le secteur des transports urbains. À l’ordre du jour, l’adoption imminente d’un nouveau barème des prix, plus juste et adapté à la réalité économique actuelle.
Cependant, le gouverneur a souligné que la conjoncture économique récente, marquée par une appréciation du franc congolais et une baisse notable des prix des carburants, offre une fenêtre d’opportunité pour revoir à la baisse les tarifs appliqués aux usagers.
« Il est inconcevable que malgré l’amélioration des indicateurs économiques, les Kinois continuent de subir des tarifs abusifs et non réglementés », a-t-il déclaré.
En outre, Daniel Bumba a dénoncé les pratiques illégales et abusives de certains conducteurs et propriétaires de véhicules de transport en commun. Parmi les plus décriées, la fixation aléatoire des prix et le phénomène du « demi-terrain », une pratique qui consiste à faire payer le plein tarif pour une portion réduite du trajet.
Face à cette situation, le gouverneur a annoncé une série de mesures strictes, parmi lesquelles :
L’obligation d’afficher clairement les itinéraires et les tarifs sur tous les véhicules de transport public ;
La mise en place d’un contrôle renforcé par les autorités compétentes ;
Des sanctions pour les contrevenants.
Au-delà de la simple régulation tarifaire, cette réforme s’inscrit dans une volonté plus large de restaurer l’ordre dans le secteur du transport urbain et de garantir une cohabitation harmonieuse entre opérateurs et usagers.
À noter que, le nouveau barème des prix devrait être adopté dans les prochains jours, à l’issue des travaux de la commission spécialisée.
La rédaction

