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Politique

Dialogue intercongolais : João Lourenço parviendra-t-il à convaincre Kabila, Nangaa et l’opposition non armée ?

Chargé de conduire des consultations en vue d’un dialogue intercongolais élargi, le président angolais João Lourenço se trouve confronté à une équation politique complexe. Contrairement à certaines interprétations, le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, n’est pas favorable à un dialogue placé sous la médiation de la CENCO et de l’ECC, mais voudrait plutôt un processus organisé et piloté par les institutions légalement établies de l’État congolais.

Dans ce contexte, la mission confiée à l’Angola consiste davantage à rapprocher les positions des différentes parties prenantes qu’à imposer un cadre de dialogue. La difficulté majeure reste la question de l’inclusivité, notamment la participation de figures controversées comme l’ancien président Joseph Kabila ou Corneille Nangaa, dont la présence suscite de profondes divisions au sein de la classe politique congolaise.

Olusegun Obasanjo et les facilitateurs africains

L’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo fait partie du groupe d’anciens chefs d’État désignés comme facilitateurs africains pour accompagner ce processus de paix élargi, en coordination avec la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) et la SADC. Obasanjo plaide pour une approche axée sur les causes profondes du conflit et insiste sur une action concertée des dirigeants africains afin de parvenir à un règlement durable.

Objectifs et enjeux du sommet de Luanda

La réunion de haut niveau tenue le 9 février 2026 à Luanda, réunissant João Lourenço, Félix Tshisekedi, Faure Gnassingbé – médiateur de l’Union africaine – et Olusegun Obasanjo, s’est focalisée sur plusieurs priorités : relancer un dialogue politique inclusif crédible pour l’Est de la RDC ; coordonner les initiatives africaines avec les accords internationaux existants, notamment l’accord de Washington signé en juin 2025 entre Kinshasa et Kigali, dont les effets tardent à se matérialiser ; et renforcer le leadership africain dans la stabilisation régionale, après des processus de médiation antérieurs aux résultats limités.

Dans un contexte sécuritaire toujours préoccupant dans l’Est du pays, le défi reste entier : transformer les engagements diplomatiques en avancées concrètes vers une paix durable.

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