Disciple d’Étienne Tshisekedi Wa Mulumba, devenu opposant sous le régime de Félix Tshisekedi, Jean-Marc Kabund-A-Kabund, président du parti Alliance pour le Changement (A.Ch) et autorité morale de la Coalition de la Gauche Congolaise (CGC), tient, ce mardi 04 novembre, à Kinshasa, une conférence de presse annoncée comme celle « des vérités ».
Cette sortie médiatique, la première depuis plusieurs mois, s’annonce comme un moment fort de la vie politique congolaise.
L’ancien vice-président de l’Assemblée nationale pour le compte de l’UDPS, entend « mettre à nu les dérives, les mensonges et l’incompétence du régime en place », tout en dévoilant une alternative politique pour un « changement réel et durable » au bénéfice du peuple congolais.
D’après son équipe de communication, Kabund s’exprimera « sans détour », dénonçant la manipulation de l’opinion publique, les abus de pouvoir et le musellement des voix discordantes.
« Les responsables au pouvoir devront désormais faire face à une parole libre et inébranlable », confie un proche collaborateur.
Dans un contexte politique tendu, marqué par la suspension de plusieurs partis de l’opposition ayant signé, auprès de Kabila, la plateforme « Sauvons la RDC » et un débat national sur le dialogue politique, cette conférence apparaît comme une tribune stratégique pour l’ancien cadre de l’UDPS.
Connu pour son franc-parler, Kabund promet de « dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas », laissant entendre que « la peur va changer de camp ».
Parallèlement, Moïse Moni Della, cofondateur de l’UDPS et ancien vice-ministre de la Presse et de l’Information, a vivement réagi à la suspension des partis de l’opposition ayant pris part au conclave de Nairobi. Il a mis en garde le régime actuel contre toute dérive autoritaire rappelant les pratiques de l’ère Kabila. Dans une tribune incisive, il a appelé les dirigeants, notamment le vice-Premier ministre de l’Intérieur, Jacquemin Shabani, à « rester fidèles à l’esprit de l’UDPS et à la vision d’un véritable État de droit ».
Selon Moni Della, la dissolution de ces formations politiques risque de « redonner une crédibilité injustifiée à leurs leaders » et de renforcer l’idée d’une démocratie sélective. Il plaide pour la constitution d’un « Camp de la Nation », fondé sur la justice, l’équité et la responsabilité, afin de sortir le pays du cycle des divisions et des règlements de comptes politiques.
La Rédaction

