L’armée rwandaise sous couvert des terroristes du Mouvement du 23 mars (M23), ne cesse de troubler la quiétude des populations civiles dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). Une mise en garde sévère vient donc d’être adressée à ce conglomérat d’inhumains dirigé par Paul Kagame, réputé principal sanguinaire de la sous-région.
Le Potentiel
Les pressions et menaces exercées contre la Mission des Nations Unies pour la stabilisation du Congo (Monusco) n’enchantent nullement le Conseil de sécurité de l’ONU. Ce dernier a haussé le ton, mettant en garde les terroristes du Mouvement du 23 mars (M23), un mouvement qui appuie l’armée rwandaise dans la partie Est de la RDC où les populations civiles sont systématiquement massacrées par les hommes de Paul Kagame et leurs soutiens.
Il y a quelques heures, les membres du Conseil de sécurité des Nations Unies ont fermement condamné les attaques perpétrées contre la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (Monusco) ainsi que les menaces et pressions « inacceptables » exercées par le M23 contre les Casques bleus, dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Dans une déclaration faite le jeudi 20 juin 2024, les membres du Conseil de sécurité de l’ONU ont fulminé contre l’utilisation d’armes lourdes à proximité des bases de ses forces de maintien de la paix en RDC. Pour le Conseil de sécurité, ces armes mettent en danger la vie des civils et celle des Casques bleus. L’Onu a ainsi réitéré son soutien à la Monusco ainsi qu’à ses pays contributeurs de troupes dans le maintien « constant » de sa position « robuste » pour protéger les civils et garantir la liberté de mouvement de l’aide humanitaire aux personnes déplacées.
« Les membres du Conseil ont demandé au secrétaire général, aux États membres et au gouvernement de la République démocratique du Congo de prendre toutes les mesures appropriées pour assurer la sûreté et la sécurité du personnel de la Monusco, conformément à la résolution 2518 (2020) et aux directives des Nations unies. Les meilleures pratiques pour améliorer la sécurité des soldats de la paix », a déclaré l’ONU.
Le communiqué publié par le président du Conseil, Joonkook Hwang (République de Corée), a condamné dans les termes les plus fermes la récente série d’attaques perpétrées par le Mouvement du 23 mars (M23). Attaques qui ont causé des victimes civiles et blessé un soldat du maintien de la paix. L’ONU condamne aussi les attaques menées par les Forces démocratiques alliées (ADF), ainsi que l’attaque contre le camp de personnes déplacées internes de Mugunga le 3 mai 2024, qui ont fait de nombreuses victimes civiles dans la province du Nord-Kivu.
Par ailleurs, le Conseil de sécurité a exhorté toutes les parties à respecter le droit international y compris le droit international humanitaire, et à autoriser et faciliter, d’une manière compatible avec les dispositions pertinentes du droit international humanitaire, un accès humanitaire complet, sûr, rapide et sans entrave à tous les civils dans le besoin, en particulier les femmes et les enfants.
Cette crise, qui préoccupe au plus haut point la communauté internationale, sera au centre du Conseil des Affaires étrangères de l’Union européenne (UE), prévu ce lundi 24 juin au Luxembourg.
Coopération avec la Belgique
Signalons que l’agression de la RDC a fait l’objet des échanges le samedi 22 juin 2024 entre le président Tshisekedi et le ministre d’État belge André Flahaut, en visite officielle en RDC. Les deux personnalités ont passé en revue plusieurs questions, notamment celles relatives à la coopération bilatérale entre les deux pays, l’agression de la RDC par le Rwanda dans l’Est du pays.
Au sujet de l’agression rwandaise, André Flahaut a condamné l’existence de deux niveaux d’application du droit international, estimant « qu’il est important d’être porteur d’un message afin que l’Europe ne soit pas distraite face à la guerre dans l’Est de la RDC ».
Devant les médias, au sortir de sa rencontre avec Felix Tshisekedi, le ministre belge a indiqué que l’objet de sa visite est de continuer à manifester le soutien de la Belgique à la RDC. Il a aussi insisté sur le fait que cette visite officielle rentre dans le cadre de la continuité des dossiers déjà entamés entre les deux pays, en ce moment où la RDC a un nouveau gouvernement, qui a un programme chargé qui intègre toutes les priorités émises par le président de la République, notamment le désenclavement du pays, la sécurité, le numérique, l’économie, etc. André Flahaut a insisté sur le fait « qu’il est indispensable d’avoir de bonnes relations entre responsables ».

