Encore le ministre Louis Watum ? Oui, mais cette fois-ci, c’est une nouvelle affaire d’impaiement qui vient écorner son image, à quelque heures de sa sortie du gouvernement Suminwa. Le Cabinet du Patron de l’Industrie congolaise aurait signé un contrat de diffusion avec la chaine de télévision 10ème Rue TV, via le journaliste Vincent Muzungu. Dans une lettre ouverte bouleversante, ce professionnel des médias, ancien de Siloe TV et de la 10e Rue TV, accuse publiquement le ministre d’insolvabilité persistante et d’irrespect des engagements contractuels.
À travers cette correspondance rendue publique sur les réseaux sociaux, le journaliste affirme que le média pour lequel il travaillait avait signé un contrat de diffusion avec le cabinet du ministre pour assurer la visibilité des activités du ministère de l’Industrie. Malgré un travail soutenu, parfois livré en dernière minute, et des efforts d’adaptation pour respecter les délais, aucun paiement n’aurait été effectué depuis plus d’un an. Ci-dessous, l’intégralité de sa lettre ouverte au ministre Louis Watum :
C’est dans le travail que le Trésor est caché dit-on, mais certains responsables politiques et hommes d’État ne facilitent pas la tâche aux autres d’émerger. Excellence Louis Watum Kabamba, ministre de l’industrie, je suis copieusement aux regrets de vous saisir par ce canal peu digne au regard de votre rang. Mais à l’impossible nul n’est tenu dit -on !
Nous venons vers vous une année après pas pour demander un service moins encore le quémander mais exiger ce qui nous revient de droit. Nous avons un contrat de diffusion avec votre cabinet, nous avons travaillé durement pour assurer la visibilité de votre ministère en diffusant vos éléments qui très souvent tombaient quand l’édition était quasiment bouclée et defois pendant la diffusion de la grande édition. Une année après, ce travail est resté sans être payé et pourtant nous avions un contrat de partenariat, gagnant-gagnant Nous avions saisi votre cabinet régulièrement et en maintes reprises pour la régularisation, rien de bon n’ a été fait.
Fort dommage pour une somme aussi maudique. Excellence, la patience est arrivée à son comble et nous ne demandons pas un service mais plutôt un droit. Votre conseiller en communication peut témoigner ce qu’a été l’apport de notre travail. Lui aussi nous laisse sans voix avec son hymne national » le cabinet n’ a pas d’argent ». or, nous réclamons notre argent propre. Nous avons des enfants et familles, le social prôné par le chef de l’État commence par le respect des engagements, chose que vous avez du mal à accomplir, mais en même temps vous vous dites suivre la volonté du chef de l’Etat.
De ce fait, nous refusons dans un premier temps toute diabolisation médiatique, voilà pourquoi nous vous faisons cette note. Faute de quoi nous nous réserverons le droit d’en parler dans les médias.
Espérant une régularisation dans un bref délai, nous vous saluons et vous souhaitons bon vent.

