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Politique

Me Jean-Claude Katende répond à Kabuya et l’Union Sacrée : « Le changement de la constitution est une direction dangereuse »

Le débat sur le changement de la Constitution en RDC continue de susciter de fortes réactions dans la classe politique et au sein de la société civile. La polémique a été relancée après la déclaration du secrétaire général de l’UDPS et président intérimaire du parti présidentiel, Augustin Kabuya, qui a affirmé : « Soyez calmes, nous allons toucher à la Constitution ».

Cette sortie médiatique, largement relayée par la presse congolaise, ravive les spéculations autour d’une éventuelle révision constitutionnelle et du spectre d’un troisième mandat du président Félix Tshisekedi.

Face à cette perspective, le président de Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO), Jean‑Claude Katende, a exprimé une vive inquiétude, estimant qu’une telle initiative pourrait constituer « une direction dangereuse » pour le pays.

Katende met en garde contre une réforme risquée

Dans une série de messages publiés le lundi 9 mars 2026 sur son compte X, Jean-Claude Katende s’est opposé à l’idée d’une révision ou d’un changement de la Constitution.  Selon l’activiste des droits humains, une telle démarche pourrait fragiliser le contexte politique et sécuritaire actuel, notamment dans un moment où la RDC fait face à des tensions régionales persistantes.

« Le changement de la Constitution est une direction dangereuse. Il fragilisera le travail appréciable que le président Tshisekedi fait contre le président Kagame ainsi que la majorité au pouvoir », a-t-il écrit.  Pour le président de l’ASADHO, cette initiative pourrait également accentuer les divisions au sein de la classe politique congolaise.

« Les signes de fracture sont déjà là, ce qui affaiblit davantage le vivre-ensemble », a-t-il ajouté.

Des motivations politiques et financières ?

Au-delà de la question juridique, Jean-Claude Katende s’interroge sur les motivations réelles de certains partisans du changement constitutionnel. Selon lui, le soutien à cette réforme pourrait être lié à la préservation d’intérêts politiques ou financiers plutôt qu’à une véritable conviction politique.

« La majorité de ceux qui soutiennent le changement de la Constitution le font-ils par conviction ou pour protéger leurs avantages politiques et financiers ? L’avenir répondra à cette question. Donnons du temps au temps », a-t-il déclaré.

Ces propos reflètent les inquiétudes d’une partie de la société civile qui redoute que la réforme constitutionnelle ne serve de levier pour prolonger certains équilibres politiques au sommet de l’État.

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