Le sort de Vital Kamerhe, président de l’Assemblée nationale, semble déjà scellé. Après des semaines de contestation et malgré ses excuses publiques du lundi 15 septembre, les pétitionnaires, décidés à aller jusqu’au bout, n’entendent rien lâcher.
Le mercredi 17 septembre, à 14 heures, dans la salle de Congrès du Palais du Peuple, une plénière urgente a été convoquée par le premier vice-président de l’Assemblée nationale.
L’ordre du jour est sans équivoque : examiner les pétitions visant certains membres du bureau, dont en premier lieu le président de l’institution, Vital Kamerhe.
La décision intervient dans un climat de tension extrême, marqué par l’ouverture houleuse de la session parlementaire. Une frange importante des députés conteste ouvertement la gestion du bureau, accentuant ainsi la pression politique sur Kamerhe. Dans un communiqué daté du 16 septembre, le Bureau a confirmé avoir été saisi conformément à l’article 32, alinéa 2, du Règlement intérieur.
Et après ?
Si la mise en place d’une commission spéciale n’est encore qu’une étape, beaucoup voient déjà en elle l’acte prélude à une destitution.
La dynamique enclenchée paraît difficile à inverser, même avec les appels à la modération de certains ténors politiques.
Selon certains observateurs, le président Félix Tshisekedi prend ses distances dans les affaires internes du Parlement, ce que les partisans de Kamerhe digèrent mal.
Par ailleurs, les pétitionnaires inscrivent leur bataille dans la droite ligne de la démocratie. Pour Vital Kamerhe, les minutes paraissent désormais comptées.
L’après-Kamerhe soulève plusieurs interrogations. Sa chute pourrait fragiliser la cohésion nationale et rebattre les cartes politiques. La question centrale reste celle de son rapport avec le président Félix Tshisekedi : a-t-il abandonné un allié qui, par le passé, avait joué un rôle crucial dans sa gouvernance ?
Dans les couloirs du Palais du Peuple, les spéculations vont bon train : si Kamerhe tombe, qui pour occuper le perchoir ? Et surtout, quel impact sur les équilibres politiques déjà précaires de la majorité parlementaire ?
AKAMUS

