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Politique

RDC : François Rubota pleure Uvira, et plaide pour une réponse politique exceptionnelle, et le renforcement des capacités de la DGM et ANR

Après la prise de contrôle de la ville d’Uvira par les rebelles du M23, soutenus par l’armée rwandaise, la situation au Sud-Kivu continue de susciter de vives réactions au sein de la classe politique et de l’opinion nationale. Uvira, ville stratégique sur le lac Tanganyika, est désormais perçue comme un point de bascule dans l’évolution du conflit à l’est de la République démocratique du Congo.

François Rubota dit « pleurer Uvira » depuis le 10 décembre, évoquant une ville tantôt « tombée », tantôt « libérée ou occupée », reflet de la confusion et de l’instabilité sur le terrain. Il exprime sa « compassion à toute la population » ainsi que ses « condoléances aux familles qui ont perdu les leurs sur le champ d’honneur et aux victimes des dégâts collatéraux ».

Pour l’ancien ministre du développement Rural, Uvira représente un symbole national majeur. « Uvira, dernier verrou comme Kisangani en 1997, tu ne permettras pas que tout le pays tombe », affirme-t-il, soulignant que malgré « les pleurs et les morts », la RDC « a glissé mais n’est pas tombée ». Un message à forte portée symbolique, appelant à un sursaut collectif. Face à ce qu’il qualifie de situation de guerre, François Rubota plaide pour une réponse politique exceptionnelle.

« L’heure est grave », insiste-t-il, appelant à la mise en place d’un « gouvernement de combat », capable de faire face à une menace qu’il juge existentielle pour l’intégrité territoriale du pays. Il appelle à la nomination de responsables sécuritaires issus des rangs les plus expérimentés et aguerris, aussi bien à l’Intérieur qu’à la Défense, ainsi qu’à la désignation d’un ministre de la Communication chargé de conduire une véritable communication de guerre.

Il préconise également le renforcement des capacités de la Direction générale de migration (DGM) et de l’Agence nationale de renseignements (ANR), estimant que la riposte doit être à la fois militaire, politique et informationnelle. « Le moment n’est pas à la fête, mais à la guerre », conclut-il, appelant la RDC à « se lever et marcher » pour recouvrer son intégrité territoriale.

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