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Politique

RDC : l’armée dénonce les abus attribués aux Wazalendo et annonce un désarmement imminent

Le porte-parole des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), le lieutenant-colonel Guillaume Ndjike, s’est exprimé ce mardi sur les ondes de TopCongo FM à Kinshasa, réagissant aux multiples incidents signalés à Uvira et dans d’autres zones où opèrent les groupes Wazalendo.

Dans une déclaration ferme, il a affirmé que l’armée est « extrêmement déçue » du comportement de certains éléments Wazalendo, accusés de commettre des actes de vols, pillages, violences et exactions contre les populations .

Selon Guillaume Ndjike, plusieurs cas graves ont été rapportés dans des entités sous contrôle Wazalendo, notamment :

des pillages systématiques de biens appartenant aux civils ;

des vols, y compris « de simples poules », justifiés par certains comme un soi-disant « effort de guerre » ;

des violences graves contre les populations, dont des agressions et meurtres ciblés.

Le porte-parole affirme que ces abus surviennent parfois lorsque les FARDC tentent de délocaliser le front pour éviter des affrontements meurtriers :

 « À chaque fois que nous attirons l’ennemi en profondeur pour éviter le bain de sang, certains Wazalendo et quelques unités incontrôlées de nos FARDC se lancent dans des pillages systématiques. »

Guillaume Ndjike a rappelé que l’intégration ou l’armement des groupes armés d’autodéfense Maï-Maï, Nyatura, FDLR et d’autres milices locales avait été une mauvaise décision, désormais reconnue comme telle par la haute hiérarchie :

 « Nous sommes d’accord qu’armer ces groupes armés n’était qu’une erreur fatale de la part du commandant suprême, le Président Félix Tshisekedi. Mais il s’est déjà ressaisi. »

Le porte-parole a annoncé que l’état-major général des FARDC a décidé de mettre fin à la collaboration avec les groupes incontrôlés, et d’entamer une opération de désarmement forcé si nécessaire :

« Bientôt, nous allons nous débarrasser de ces délinquants Wazalendo en les désarmant de gré ou de force. C’est la décision de l’état-major des FARDC.

Cette déclaration intervient dans un contexte d’accroissement des tensions et des incidents sécuritaires dans le Sud-Kivu, où les populations d’Uvira, Fizi et Mwenga dénoncent régulièrement des abus commis par des groupes d’autodéfense censés contribuer à la protection des civils face aux groupes armés étrangers ou rebelles.

Pour l’heure, aucune mesure opérationnelle précise n’a encore été annoncée, mais les FARDC affirment vouloir restaurer l’ordre et la discipline dans les zones sous leur responsabilité.

Isaka Kijana

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