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Politique

RDC : L’opposition divisée sur l’idée d’un dialogue avec Tshisekedi pour contrer la balkanisation

La situation en République Démocratique du Congo (RDC) est préoccupante : l’agression rwandaise dans l’Est, la prolifération de groupes armés, une crise humanitaire sans précédent, l’inflation monétaire, et l’épidémie de MonkeyPox qui a déjà causé la mort de plus de 610 Congolais. Face à la menace croissante de balkanisation, certains estiment qu’une union des forces est indispensable pour contrer l’ennemi. Cependant, l’appel au dialogue lancé par Martin Fayulu Madidi, candidat malheureux aux élections de 2018 et 2023, se heurte à un refus catégorique de plusieurs autres forces de l’opposition.

Depuis les États-Unis, où il séjourne, Martin Fayulu, leader de la coalition Lamuka, a exhorté à un dialogue national pour sauvegarder l’intégrité territoriale de la RDC. Conscient des dangers de balkanisation, Fayulu a réitéré son engagement à rassembler autour d’une table le régime en place, l’opposition et la société civile, sous la médiation des leaders spirituels.

Cette proposition de dialogue, bien qu’appréciée par certains, divise profondément la classe politique congolaise. Certains acteurs politiques soutiennent l’initiative tout en précisant qu’il ne s’agit pas de partager des postes gouvernementaux. D’autres, notamment les partisans de Joseph Kabila, la rejettent fermement, préférant attendre la fin du mandat actuel du président Félix Tshisekedi.

Devos Kitoko, secrétaire général du parti de Fayulu, ECIDE, a clairement indiqué que le dialogue proposé ne vise pas à redistribuer les fonctions gouvernementales. De son côté, le camp de Moïse Katumbi conditionne sa participation à une réelle cohésion nationale, insistant sur la nécessité d’une normalité républicaine avant tout engagement dans le dialogue.

Les pro-Kabila, quant à eux, restent résolument opposés à cette initiative, surtout après les récentes déclarations de Félix Tshisekedi associant Joseph Kabila à l’Alliance Fleuve Congo (AFC), un mouvement politico-militaire. Pour eux, un dialogue est inutile tant que le mandat actuel n’est pas terminé.

Le régime en place, bien que prudent, semble favorable à l’idée d’un dialogue, mais sans partage de pouvoir. Le député Eliezer Tambwe a exprimé son scepticisme quant à l’engagement des opposants, évoquant leur tendance à se retirer après avoir obtenu des avantages personnels.

RC

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