Une motion de défiance a été déposée ce lundi 13 avril 2026 à l’Assemblée nationale contre le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani. L’initiative émane du député national Laddy Yangotikala Senga, élu de Kisangani.
Une initiative motivée par l’insécurité croissante
Selon les auteurs de la motion, le ministre est accusé d’incompétence face à la dégradation de la situation sécuritaire dans plusieurs villes du pays, notamment à Kinshasa.
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Les députés évoquent notamment :
la multiplication des braquages et enlèvements,
la recrudescence du banditisme urbain (“Kuluna”),
et l’inefficacité des opérations sécuritaires comme « Ndobo ».
Malgré les annonces gouvernementales et les arrestations signalées, la population continue de vivre dans un climat d’insécurité persistante.
Une motion déjà soutenue par plusieurs députés
Le document aurait déjà recueilli près de 50 à 60 signatures, un seuil important pour sa recevabilité.
Conformément au règlement intérieur de l’Assemblée nationale, la motion doit atteindre un minimum de signatures avant d’être examinée, puis soumise à un vote en plénière.
Un enjeu politique majeur
Cette motion intervient dans un contexte sensible pour le pouvoir en place. Elle constitue :
un test pour la majorité présidentielle,
un moyen de pression sur le gouvernement dirigé sous l’autorité du président Félix Tshisekedi,
et une opportunité pour l’opposition de critiquer la gestion sécuritaire.
Si elle est adoptée, elle pourrait conduire à la destitution du ministre. Dans le cas contraire, elle renforcerait sa position, tout en maintenant la pression politique sur son action.
Une population en attente de résultats
Au-delà des débats politiques, la population, particulièrement à Kinshasa, attend des mesures concrètes pour mettre fin à l’insécurité. La motion de défiance apparaît ainsi comme un signal fort adressé aux autorités sur l’urgence de restaurer la sécurité
Stéphane Joël Kande

