C’est un tournant historique dans la quête de justice pour des millions de victimes congolaises ! Le ministre des Droits humains, Maître Samuel Mbemba Kabuya, a lancé un appel vibrant aux Congolais à s’approprier le combat mené par le président Félix-Antoine Tshisekedi pour la reconnaissance internationale du génocide congolais.
Ayant pris part à Banjul, en Gambie, à la 85ᵉ session de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, Me Samuel Mbemba a annoncé, ce Lundi 10 Novembre au cours d’un point de presse dans son cabinet, deux avancées majeures : la société civile africaine et la Commission africaine ont officiellement reconnu et condamné les génocides commis en République démocratique du Congo. Une victoire diplomatique et morale que Samuel Mbemba attribue au leadership du chef de l’État et à la détermination du gouvernement congolais.
« Ce combat, c’est d’abord celui du Président Tshisekedi. Il a su porter la voix du Congo dans les instances internationales et redonner espoir à tout un peuple meurtri », a déclaré le ministre, avant d’inviter les Congolais à se mobiliser autour de cette cause nationale. « Chacun doit s’approprier cette lutte. Le silence et l’indifférence ne doivent plus être des options », a-t-il ajouté.
Depuis trois décennies, la RDC subit dans sa partie orientale des violences d’une rare cruauté, souvent attribuées à l’agression rwandaise et à ses supplétifs. Samuel Mbemba a rappelé les chiffres effroyables : plus de 10 millions de morts et autant de déplacés internes, selon les rapports de l’ONU. Des massacres de Kishishe, Kibumba, Kitchanga, Maboya, Kanyabayonga, Bwito et Minova sont cités comme exemples des crimes pouvant être qualifiés de génocide.
Ces résolutions marquent un tournant. La première, portée par la société civile africaine, condamne les « violations graves et massives des droits de l’homme » et reconnaît la nature génocidaire des crimes commis en RDC. La seconde, adoptée par la Commission africaine elle-même, s’appuie sur le Rapport Mapping des Nations Unies et confirme la responsabilité d’acteurs étatiques et non étatiques depuis 1997.
Pour Samuel Mbemba, cette double reconnaissance est une victoire collective mais aussi un début d’un nouveau chapitre : « L’Afrique reconnaît aujourd’hui le génocide congolais, mais la reconnaissance morale doit désormais se transformer en action judiciaire. Il faut que la justice suive. »
En saluant le travail du président Félix Tshisekedi, de la Première Dame Denise Nyakeru et de la Première ministre Judith Suminwa, le ministre a insisté sur la nécessité d’unir les efforts. « Le chef de l’État a tracé la voie, à nous maintenant de la suivre. Ce combat ne doit pas être celui d’un seul homme, mais de tout un peuple. »
Dans les prochains jours, la délégation congolaise remettra officiellement les résolutions au Président Tshisekedi lors d’une cérémonie de restitution à Kinshasa. Pour Samuel Mbemba, ce moment historique doit marquer une nouvelle étape de l’engagement citoyen : « Le monde ne pourra plus dire qu’il ne savait pas. Le génocide congolais est désormais reconnu, et c’est à nous, Congolais, de continuer le combat pour la justice et la dignité de nos morts. »
La Rédaction

