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Validation du Répertoire des Métiers Verts (RMV) et du Plan National de Développement des Emplois Verts (PNDEV) : La RDC franchit un cap décisif vers l’économie verte !

L’Hôtel du Gouvernement a abrité, le mardi 28 Octobre, la cérémonie solennelle de clôture de l’atelier national de validation du Répertoire des Métiers Verts (RMV) et du Plan National de Développement des Emplois Verts (PNDEV). Cet événement, d’une portée historique pour la République démocratique du Congo, marque un tournant dans la mise en œuvre de la politique nationale de transition écologique et d’emploi durable.

En effet, organisé du 21 au 24 octobre par les ministères en charge de l’Emploi et du Travail ainsi que de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle Économie du Climat, ledit atelier a réuni une large palette d’acteurs : 15 ministères sectoriels, 13 organisations partenaires techniques et financiers, et plusieurs experts de l’Institut National de Préparation Professionnelle (INPP). À l’issue des travaux, trois instruments essentiels ont été produits : le répertoire des métiers verts, le Plan National de Développement des Emplois Verts, et un projet d’arrêté interministériel portant institutionnalisation des métiers et emplois verts en RDC.

C’est la première ministre, Judith Suminwa Tuluka  qui a procédé officiellement à la clôture de ces travaux le mardi.

Dans son allocution, la cheffe du gouvernement a salué le travail collectif accompli par les différents ministères, tout en soulignant l’importance stratégique de cette initiative pour la jeunesse congolaise et pour l’avenir écologique du pays.

Rappelant la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, la Première Ministre a insisté sur la nécessité de transformer les atouts environnementaux de la République démocratique du Congo en véritables opportunités de formation, d’emploi et de souveraineté économique. Elle a également invité tous les ministères concernés à intégrer sans délai la dimension des emplois verts dans leurs programmes sectoriels.

Elle a, en outre, affirmé que la RDC doit désormais « négocier d’égal à égal » sur la scène internationale en matière de transition écologique.

 

Empreinte du Chef de l’État

Intervenant en premier, le ministre de l’emploi et du travail, Ferdinand Massamba, a salué l’engagement du gouvernement à placer l’emploi vert au centre des transformations sociales, économiques et environnementales.

« Excellence, Madame la Première Ministre, ce chantier s’inscrit directement dans la droite vision de Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République et Chef de l’État, qui place l’être humain, l’environnement et l’emploi au cœur de l’action publique. […] La validation du répertoire des emplois verts et du plan national du déploiement de l’emploi vert constitue donc une réponse concrète aux instructions du Chef de l’État et à la décision du Conseil des ministres. », a-t-il indiqué.

Par ailleurs, il a souligné l’importance stratégique de ces documents, désormais reconnus par un arrêté interministériel, officialisant pour la première fois l’existence juridique et institutionnelle des emplois verts en RDC.

« Excellence, pourquoi ce document est appelé stratégique ? Parce que, pour la première fois, nous disposons d’un outil national qui organise l’offre et la demande des compétences dans les emplois verts. Nous officialisons, par arrêté interministériel, l’existence juridique et institutionnelle des emplois verts en RDC, ce qui n’a jamais été depuis la création de deux ministères, emploi et environnement », a-t-il précisé.

Et de poursuivre : « Nous dotons le pays d’un cadre de formation obligatoire. Désormais, toute structure qui forme dans les métiers ou emplois verts doit se conformer aux compétences validées dans ce répertoire. Et, à ce titre, l’INPP, en tant que pilote national, dispose déjà d’un plateau technique capable d’exécuter ces formations et de certifier les compétences. Le répertoire d’emplois verts n’est pas un document de bibliothèque. Bien au contraire, il est un outil d’État pour planifier les formations, l’employabilité, la conversion professionnelle. Un instrument de financement et de partenariat public-privé dans les filières vertes ».

Selon lui, ces deux instruments constituent le document des plaidoyers de la RDC à la COP30 afin de permettre au pays de bénéficier de fonds relatifs au crédit carbone.

Ferdinand Massamba , Ministre de l'Emploi et du Travail
Ferdinand Massamba , Ministre de l’Emploi et du Travail

 

Pays leader dans l’économie verte

À son tour, professeur Marie Nyange, ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle Économie du Climat, est largement revenue sur le rôle moteur de la RDC dans la lutte contre le changement climatique et la gestion durable des forêts.

« …Et j’essaye aussi de questionner les autres pays du bassin du Congo pour savoir s’il y a un pays qui est en avance par rapport à nous. Et dans ces petits exercices, je constate que jusqu’ici nous sommes les seuls à avoir doté les pays de ces outils. Donc ça garantit le leadership de la RDC dans la forêt. Et c’est très important que nous restions comme leaders dans ces domaines et que nous maintenions notre position au niveau de l’Afrique et au niveau du monde », a-t-elle signifié

A travers l’initiative du couloir vert Kivu-Kinshasa, elle a rendu un vibrant hommage au président de la République : « Ainsi, je voudrais vraiment, au nom de mon collègue et de nos équipes, dire un grand merci au président de la République, chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui a fait de l’emploi vers son cheval de bataille. A travers son programme Couloir Vert Kivu Kinshasa, nous allons développer dans cet espace que des emplois verts pour améliorer l’économie dans ces zones. Qu’il trouve ici l’expression de notre gratitude. Vous venez là de montrer que la RDC comprend l’importance des emplois verts et veut aller vers une économie verte. Ceci nous place en bonne position dans le monde, parce que je dois vous avouer que dans les conférences où nous allons, la RDC est le précurseur de beaucoup d’outils qui accompagnent la gestion durable des forêts. Et vous savez tous qu’à l’ère du changement climatique, la gestion durable de la forêt est une activité permanente, mais qui doit se traduire par les instruments que nous avons pour accompagner cette gestion durable ».

Un plan ambitieux pour 100 000 emplois verts d’ici 2030

Dans une présentation détaillée, le Secrétaire général à l’Emploi et au Travail, Dona Bagula, a rappelé les objectifs du Plan National de Développement des Emplois Verts (PNDEV), conçu comme un instrument central de la transformation socio-économique durable de la RDC.

« Le plan s’inscrit pleinement dans les engagements internationaux du pays. […] Il vise à accélérer la mise en œuvre des 17 Objectifs de Développement Durable, notamment le travail décent, la croissance économique et la lutte contre le changement climatique. […] Il traduit la vision du Chef de l’État sur la création de 100 000 emplois verts d’ici 2030, dont 20 000 destinés aux jeunes démobilisés et vulnérables. », a-t-il vanté

Ce plan quinquennal s’articule autour de quatre piliers : L’ancrage politique et l’accélération des ODD ; La priorisation sectorielle des filières vertes à fort impact ; le renforcement de la formation professionnelle via l’INPP ; la création d’un Fonds national d’appui aux emplois verts pour le financement et la mobilisation des ressources climatiques.

Parmi les projets phares, figure le “Couloir Vert Kivu-Kinshasa” (CVKK), un programme transformateur reliant les parcs nationaux de Virunga aux forêts du Litori et de Kinshasa sur plus de 108 000 km².

Validation du Répertoire des Métiers Verts (RMV) et du Plan National de Développement des Emplois Verts (PNDEV : La RDC franchit un cap décisif vers l’économie verte !

Une signature symbolique

Le moment fort de la cérémonie a été la signature officielle de l’arrêté interministériel entre les ministres de l’Emploi et de l’Environnement, consacrant la reconnaissance légale des métiers verts en RDC. Sous les applaudissements nourris de l’assistance, les deux ministres ont paraphé le document devant la Première ministre, marquant ainsi le passage à une nouvelle ère dans la gouvernance de l’emploi et du climat.

Aubin Kandembi

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