La ville de Goma, dans la province du Nord-Kivu, a vécu le Lundi 02 Septembre 2024 une journée de profonde tristesse et d’émotions. L’inhumation de 200 victimes, principalement des déplacés congolais fauchés dans les attaques des rebelles du M23 soutenus par le Rwanda, s’est tenue au stade de l’Unité de Goma avant que les corps ne soient transportés au cimetière GENOCOST.
Cette cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs membres du gouvernement venus de Kinshasa, parmi lesquels Chantal Chambu, ministre des Droits humains, Nathalie-Aziza Munana, ministre des Affaires sociales, et Noella Ayeganagato, ministre de la Jeunesse. Conduisant la délégation, Chantal Chambu a rappelé l’importance de cette tragédie pour l’avenir du pays. « C’est à travers ce genre de cérémonies que nous pouvons enseigner aux générations futures la paix », a-t-elle déclaré avec gravité, soulignant la nécessité d’une culture de la paix pour éviter que de telles atrocités ne se reproduisent.
Le général-major Peter Cirimwami, gouverneur militaire du Nord-Kivu, a exprimé avec force la douleur ressentie par la population : « Ce génocide révolte nos cœurs. Le sang des victimes crie vengeance », a-t-il lancé, reflétant l’indignation générale face à ces massacres.
De son côté, Robert Seninga, président de l’Assemblée provinciale du Nord-Kivu, a dressé un sombre bilan de la situation, révélant qu’en deux ans, plus de 3 000 déplacés ont perdu la vie dans des circonstances similaires. Il a rappelé l’urgence d’une intervention significative pour mettre fin à ces tragédies. « On enterre 200 personnes aujourd’hui, mais selon le rapport des chefs des camps de déplacés, en deux ans, c’est plus de 3 000 personnes qui sont mortes. »
La cérémonie a été marquée par des témoignages poignants de membres des familles des victimes, appelant à la justice et à une prise de conscience internationale face à cette situation dramatique. Les ministres présents ont déposé des gerbes de fleurs en mémoire des défunts, dans une atmosphère de profond émoi et de désolation.

