Une construction anarchique érigée sous un canal d’évacuation des eaux pour l’installation d’un domicile appartenant à un commerçant de la place, située au milieu de la route menant vers l’Atelier d’un côté et vers Tchanda/Kitemba de l’autre, en face de la parcelle du notable Kalowe, a repris ce samedi 13 décembre 2025 à Kamituga dans le territoire de Mwenga au Sud-Kivu, sous la protection de militaires des FARDC.
Selon plusieurs sources locales concordantes, ce chantier avait pourtant été formellement interdit à plusieurs reprises par le procureur près le Tribunal de grande instance de Kamituga, en raison de son caractère illégal et des risques majeurs qu’il fait peser sur la population riveraine. En dépit de ces décisions judiciaires, les travaux ont été relancés, en violation flagrante de l’autorité de l’État.
Des témoins sur place accusent les auteurs de cette spoliation d’avoir instrumentalisé certains éléments des FARDC, détournant ainsi une mission régalienne de sécurisation pour en faire un moyen d’intimidation contre les services civils et les citoyens opposés à cette construction jugée illégale.
Face à cette situation jugée alarmante, plusieurs voix s’élèvent pour interpeller le maire de la ville, afin qu’il ordonne l’arrêt immédiat de ces travaux, exécutés sur un ouvrage public destiné à l’évacuation des eaux. Les mêmes sources appellent également le commandement des FARDC à retirer sans délai les militaires déployés sur le site.
Pour de nombreux habitants de Kamituga, le silence persistant des autorités locales, y compris celui du maire de la ville, ainsi que des autorités militaires, est perçu comme une complicité de fait. Une situation qui fait craindre de graves conséquences, notamment des inondations, d’éventuelles pertes en vies humaines en cas de fortes pluies, mais aussi une réduction dangereuse de l’espace routier, portant atteinte à l’intérêt communautaire.
Isaka Kijana

