La Nouvelle Société civile tire la sonnette d’alarme face à la progression inquiétante d’une tête d’érosion au village de Tshibala 2, dans la localité de Bakua Kanunkole, groupement Bakua Lonji, secteur de Tshibungu, à environ 15 kilomètres au sud du chef-lieu du territoire de Demba.
Selon les responsables de cette structure citoyenne, l’érosion évolue à un rythme alarmant et se rapproche dangereusement de la chaussée. « Si rien n’est fait dans l’immédiat, cette route risque d’être coupée, isolant ainsi plusieurs localités et paralysant les activités socio-économiques », a alerté Marcel Masanka.
La route n°41 constitue en effet un axe stratégique pour les échanges commerciaux entre plusieurs territoires du Kasaï Central. Sa dégradation, voire son interruption, aurait des conséquences directes sur l’approvisionnement des marchés, la mobilité des populations ainsi que l’accès aux services de base.

Sur place, les habitants de Tshibala 2 vivent désormais dans une inquiétude permanente, particulièrement en cette saison des pluies où le phénomène d’érosion s’intensifie. Plusieurs champs et habitations seraient déjà menacés, certains étant partiellement engloutis par les ravins.
Face à cette situation préoccupante, la société civile appelle les autorités provinciales et nationales à une intervention urgente afin de contenir cette catastrophe écologique en gestation. Elle plaide notamment pour la mise en place de solutions durables, telles que l’aménagement des eaux de ruissellement et la stabilisation des sols.
En attendant une réaction des pouvoirs publics, les populations locales tentent, avec des moyens rudimentaires, de freiner l’avancée de l’érosion.
André Patuakakenga Kanku
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