Une marche dite de contestation s’est tenue ce mercredi 16 juillet 2025 à Kananga, chef-lieu de la province du Kasaï Central.
Pour les organisateurs, cette mobilisation visait à dire non à toute tentative de déstabilisation des institutions provinciales et à dénoncer la décision du Vice-Premier ministre de l’Intérieur, qui a confirmé le bureau d’âge de l’organe délibérant du Kasaï Central.
Le cerveau moteur de la marche
D’après des sources recoupées par votre rédaction, cette initiative serait portée par certains acteurs politiques du Kasaï Central résidant à Kinshasa. Ces derniers soutiendraient le bureau sortant, tout comme certains députés provinciaux qui bénéficiaient d’avantages de la part du bureau déchu.
Les motifs de la déchéance du bureau sortant
Plusieurs griefs ont été retenus contre le bureau sortant, notamment le détournement présumé de plus de 400 millions de francs congolais sous couvert de rétrocommissions ou d’« efforts de guerre », le détournement de fonds destinés à l’EPST, ainsi qu’une gestion jugée opaque.
L’installation du bureau d’âge
Des polémiques ont surgi autour de la désignation du doyen d’âge. Selon des sources internes à l’Assemblée provinciale, l’actuel président du bureau d’âge, Stéphane Muanda, est en réalité le deuxième plus âgé. Son choix s’expliquerait par l’absence du véritable doyen d’âge le jour de l’installation du bureau.
La procédure de déchéance
L’Assemblée provinciale du Kasaï Central compte 34 députés ; la majorité absolue est fixée à 18 pour constituer le quorum nécessaire aux décisions. Le jour de la déchéance, 19 députés étaient présents dans la salle, rendant la plénière valide et légale.
Des tensions persistantes
Aujourd’hui, certains députés, déterminés à obtenir la suspension ou la dissolution de l’Assemblée provinciale, accusent le Vice-Premier ministre de l’Intérieur, Jacquemin Shabani, d’être à l’origine de cette crise. Dans la province, ce dernier est devenu la cible d’un camp qui conteste toutes ses décisions.
Selon des sources proches du bureau d’âge, les attaques contre le VPM et d’autres personnalités visent à obtenir la suspension ou la dissolution de l’Assemblée pour permettre une gestion sans contrôle, tout en assurant aux contestataires une prise en charge par le gouvernement provincial, au détriment d’autres forces politiques.
Stéphane Joël Kande
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