La situation sécuritaire des journalistes reste préoccupante dans le territoire de Mwenga, au Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, où les cas d’agressions contre les professionnels des médias se multiplient dans un contexte général d’insécurité persistante.
Le reporter Byemba Patient Watumila, travaillant pour la Radio Communautaire de Mwenga (RCM), a été violemment agressé dans la soirée du mardi 28 avril 2026 alors qu’il regagnait son domicile après son service.
Selon des sources locales, les faits se sont déroulés à proximité des installations de la radio, sur l’avenue Mukingi, dans le village Musika. Deux hommes armés non identifiés auraient intercepté le journaliste avant de le frapper violemment et de le dépouiller de tous ses biens, notamment son téléphone portable et une somme d’argent.
Après leur attaque, les assaillants ont pris la fuite sans être interpellés. Malgré les appels à l’aide de la victime, aucune intervention rapide des services de sécurité n’a été signalée sur les lieux de l’incident.
Dans une réaction officielle, la direction de la Radio Communautaire de Mwenga a condamné avec la plus grande fermeté cette agression qu’elle qualifie d’inacceptable et de grave atteinte à la liberté de la presse. Elle indique que cet incident n’est pas isolé, précisant qu’il s’agit du troisième cas d’agression visant des journalistes enregistré dans la zone depuis novembre 2025.
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La RCM exprime sa profonde inquiétude face à la recrudescence de ces actes de violence, estimant qu’ils compromettent sérieusement la mission des médias, qui consiste à informer, éduquer et sensibiliser la population.
Elle appelle les autorités compétentes à renforcer les dispositifs sécuritaires afin de garantir la protection des journalistes dans l’exercice de leur métier, tout en rappelant que le journalisme est un pilier essentiel de la démocratie.
Cette nouvelle agression ravive les inquiétudes sur les conditions de travail des professionnels des médias dans certaines zones du Sud-Kivu, où exercer ce métier devient de plus en plus risqué en raison de la répétition des actes de violence.
Isaka Kijana

