Menacés de transfert pour des raisons sécuritaires, les projets du Programme de Facilitation du Commerce Intégration dans la Région des Grands Lacs (PFCIGL) font l’objet d’une levée de boucliers citoyenne.
Ce lundi 18 mai 2026, la Synergie des Sociétés Civiles et Mouvements Citoyens d’Uvira a sonné la mobilisation lors d’une table ronde d’urgence.
Dans une salle Vodacom de Sange bondée, l’inquiétude était palpable face au spectre d’un départ du projet hors de la plaine de la Ruzizi. Pour les forces vives locales, notables, jeunes et commerçantes, cet argument sécuritaire ne tient plus, les participants ont unanimement soutenu que la stabilisation actuelle de la région offre toutes les garanties nécessaires à une reprise immédiate des activités.
Le maintien du PFCIGL représente un enjeu économique vital. En première ligne, les femmes commerçantes ont interpellé Kinshasa et les autorités provinciales, dans une région asphyxiée par le chômage, ce programme est un filet de sécurité pour des centaines de ménages.
Sa relance permettrait la création directe de plus de 1 800 emplois locaux.
« La population de Sange et de Luvungi dit non à la délocalisation », a martelé le coordonnateur de la Synergie, Mwalimu Mapenzi Manyebwa,un mémorandum officiel, scellant le refus catégorique de la communauté locale face à ce désengagement, a été adopté pour être transmis aux décideurs politiques.
Banza Alain Tarcisse

