Dans la ville d’Uvira, dans la province du Sud-Kivu, les usagers de la Route nationale n°5 (RDC) tirent la sonnette d’alarme face à l’état de dégradation avancée de certains tronçons de cette route stratégique. Conducteurs de taxis, transporteurs de marchandises et voyageurs dénoncent les difficultés croissantes rencontrées sur cet axe, notamment au niveau du quartier de Kagando.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, la circulation devient de plus en plus compliquée. Les nombreux nids-de-poule, la présence de boue et les portions fortement détériorées ralentissent considérablement le trafic et exposent les véhicules à des pannes fréquentes.
« Parfois, les véhicules restent bloqués pendant plusieurs minutes, voire plus longtemps, surtout lorsqu’il pleut. Cela complique énormément nos déplacements », confie un conducteur de taxi rencontré sur cet axe routier.
Les transporteurs de marchandises affirment également subir des pertes importantes. En raison du mauvais état de la route, les trajets deviennent plus longs et certains produits arrivent endommagés à destination. Pour ces opérateurs économiques, cette situation entraîne une hausse des coûts de transport et impacte directement leurs activités.
La Route nationale n°5 (RDC) constitue pourtant une voie essentielle pour la mobilité des habitants et pour l’acheminement des biens dans la région du Sud-Kivu. Sa dégradation représente ainsi un frein pour les activités commerciales et pour la vie quotidienne de la population.
Face à cette situation, les usagers appellent les autorités du République démocratique du Congo ainsi que le gouvernement provincial du Sud-Kivu à intervenir rapidement afin d’engager des travaux de réhabilitation sur ce tronçon.
Pour les habitants d’Uvira, la remise en état de cette route reste une priorité pour améliorer les conditions de transport, soutenir l’économie locale et garantir la sécurité des usagers.
Isaka Kijana

