À l’occasion de la bénédiction Urbi et Orbi de Noël, le pape Léon XIV a livré un message fort, centré sur la responsabilité individuelle et collective face aux drames qui secouent le monde. Depuis la loggia de la basilique Saint-Pierre, devant des milliers de fidèles réunis malgré la pluie, le Souverain pontife a exhorté l’humanité à changer de regard et d’attitude.
« Si chacun au lieu d’accuser les autres, reconnaissait d’abord ses propres fautes et demandait pardon à Dieu, et en même temps se mettait à la place de ceux qui souffrent, se montrait solidaire des plus faibles et des opprimés, alors le monde changerait », a-t-il déclaré.
Pour sa première bénédiction Urbi et Orbi depuis son élection le 8 mai dernier, le pape américain a rappelé le sens profond de la Nativité : le Christ, Prince de la paix, venu libérer l’humanité du péché et ouvrir un chemin de réconciliation. Selon Léon XIV, la paix n’est pas un simple idéal, mais un engagement personnel. Sans un cœur libéré et capable de pardon, a-t-il insisté, il est impossible de devenir un véritable artisan de paix, que ce soit dans les relations humaines ou sur la scène internationale.
Le Saint-Père a ensuite exprimé sa proximité avec les peuples meurtris par les conflits, en particulier au Moyen-Orient, en Ukraine, en Afrique et dans les Caraïbes. Il a cité nommément la République démocratique du Congo, le Soudan, le Mali, le Burkina Faso et Haïti, appelant à la fin des violences, à la justice et au dialogue sincère entre les parties en conflit.
Léon XIV n’a pas oublié les victimes invisibles : les habitants de Gaza, les affamés du Yémen, les migrants et réfugiés contraints de fuir leur terre, les jeunes sans emploi, les travailleurs exploités et les prisonniers vivant dans des conditions inhumaines. En conclusion, il a invité chacun à ouvrir son cœur aux souffrances du monde, rappelant que « la Nativité du Seigneur est une Nativité de paix » et que, même au-delà de l’année jubilaire, l’espérance doit demeurer vivante.
AKAMUS

