La présidente de l’Organisation Non Gouvernementale Uzima (la vie), Michou Kisimba Kungwa, a effectué une visite de réconfort, le mercredi 30 octobre 2024, aux patientes atteintes de cancer hospitalisées aux cliniques universitaires de Kinshasa. Accompagnée de son équipe, elle a distribué des vivres aux malades du département de gynécologie A, un acte solidaire inscrit dans le cadre d’Octobre Rose », le mois de sensibilisation au cancer initié par les Nations Unies.
Michou Kisimba peint une pathologie pitoyable à laquelle elle a fait face : « Le cancer est une autre maladie, très dure à supporter, et la chimiothérapie n’est pas un jeu. Elle détruit non seulement le corps, mais aussi l’âme de ceux qui luttent ».
Mon souci, révèle-t-elle au Magazine Réveil Congo, est de donner à manger aux hôpitaux de Kinshasa. Le cancer c’est aussi une priorité pour moi.
Elle considère son geste de charité envers les malades comme l’expression d’un engagement personnel : « J’ai trop souffert avec le cancer et je me suis posé mille et une question. Mais je n’ai pas trouvé des réponses. Pour moi, c’était comme une punition de Dieu. Parce que la chimiothérapie n’est pas un jeu d’enfants. J’ai trop réfléchi et je n’ai pas trouvé des réponses. Un jour, je me suis décidé de soutenir les femmes de Kinshasa, parce que souvent elles n’ont pas des moyens alors que la chimiothérapie coûte très cher. Moi, j’en ai souffert mais j’avais les moyens pour me procurer les produits ».
Par ailleurs, elle a lancé un appel tous azimuts pour le soutien aux patientes du cancer.
« Pour les gens qui ont l’argent, pour les gens qui peuvent construire des hôpitaux au Congo, pour les gens qui peuvent amener des machines au Congo, je vous en supplie aidez les mamans. Le cancer c’est une autre maladie. C’est dur à expliquer. La chimiothérapie détruit tout, ça peut vous détruire les yeux, les cils, les sourcils, etc », a-t-elle sollicité.
Lors de cette visite, les patientes bénéficiaires ont exprimé leur gratitude envers Uzima et sa présidente, en appelant au soutien de la communauté, des philanthropes et des institutions pour assurer une prise en charge adéquate.
Michou Kisimba a également exhorté les femmes à se faire dépister : « Un dépistage précoce est essentiel pour lutter contre le cancer. Plus il est détecté tôt, meilleures sont les chances de traitement, notamment pour des cancers comme celui du sein, responsable de milliers de décès chaque année »
AKAMUS



