L’insécurité à Kinshasa et dans ses périphéries vient de prendre une tournure alarmante. Ce lundi 24 novembre 2025, les corps des victimes de la milice Mobondo, tuées lors de l’attaque du village Nkana, ont été acheminés jusqu’au bureau du Vice-Premier Ministre, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et des Affaires coutumières, Me Jacquemin Shabani.
Les proches des familles endeuillées ont exprimé leur ras-le-bol face à ce qu’ils considèrent comme une indifférence des autorités à leurs préoccupations.
Les personnes décédées figuraient parmi les victimes de l’incursion meurtrière de la milice Mobondo survenue samedi 22 novembre, une attaque qui avait coûté la vie à plus de 20 personnes dans le territoire de Kwamouth.
En déposant les corps devant le ministère, les habitants entendaient dénoncer l’inaction du VPM de l’Intérieur face à la recrudescence des violences dans la région.
Les leaders communautaires Téke appellent à une intervention urgente et décisive des forces de sécurité pour stopper l’avancée des miliciens Mobondo, actifs depuis près de trois ans. Ils réclament également une enquête rapide pour établir les responsabilités dans cette nouvelle tragédie.
Rappel des faits
Dans la nuit du 22 au 23 novembre, la milice Mobondo a lancé une nouvelle attaque contre le village de Nkana, dans le territoire de Kwamouth, à la frontière de la commune de Maluku à Kinshasa. Le bilan fait état d’au moins 20 morts, dont 13 civils. Après l’assaut, les assaillants ont été signalés dans plusieurs villages voisins.
Issue du conflit intercommunautaire opposant les Téke et les Yaka depuis 2022, la milice Mobondo continue de semer la terreur dans la région. Les violences de ce week-end ont provoqué d’importants déplacements de population ; certains habitants ont même traversé le fleuve Congo pour trouver refuge au Congo-Brazzaville.
AKAMUS

