Comme si les rebelles voulaient voir la RDC et le Rwanda paraphé l’accord de paix pour qu’ils activent une nouvelle stratégie de la guerre d’agression ! La situation, au lendemain de cette signature s’est vite détériorée dans la province du Sud-Kivu. La deuxième ville de Suk-Kivu, « Uvira » risque de tomber dans les prochaines heures.
La plaine de la Ruzizi vit une nouvelle escalade de violence, marquée par un flux massif de civils quittant depuis ce matin les zones de Katogota, Luvungi, Bwegera et plusieurs villages environnants pour gagner la ville d’Uvira. La situation humanitaire se dégrade d’heure en heure, alimentée par l’avancée rapide des groupes armés actifs dans la région.
D’après plusieurs sources locales, la cité de Luvungi serait désormais tombée sous le contrôle de la coalition rebelle AFC-M23/RDF, un développement qui a provoqué une panique généralisée parmi les habitants. Parallèlement, un autre groupe armé tenterait d’avancer depuis les hauts plateaux, avec l’intention de descendre sur Uvira par l’Ouest, faisant craindre un possible encerclement de la ville.
Sur les routes de fuite, le constat est alarmant. Des habitants évoquent des pertes humaines causées par les bombardements qui ont touché plusieurs localités, tandis que d’autres décès seraient survenus dans des accidents liés au mouvement massif des personnes cherchant à se mettre à l’abri. Les conditions du déplacement demeurent extrêmement précaires.
Dans un autre registre, deux militaires portés disparus dans le crash de l’hélicoptère des FARDC au-dessus du lac Tanganyika ont été retrouvés vivants. Les circonstances exactes de l’incident ne sont pas encore établies, et les recherches ainsi que les investigations se poursuivent afin de comprendre ce qui s’est produit.
Par ailleurs, les localités de Luvungi, Mutarule et Sange ont de nouveau subi des bombardements entre hier et aujourd’hui. Selon des sources médicales, les tirs auraient été lancés depuis Bugarama, au Rwanda, avant d’être suivis par des frappes de drones attribuées à l’AFC-M23/RDF. Un bilan provisoire fait état d’au moins trente personnes blessées, prises en charge à l’hôpital général de Sange, parmi lesquelles des enfants, des femmes et des hommes.
Les équipes médicales décrivent un contexte extrêmement tendu : aucune aide humanitaire urgente n’a encore été déployée, et les structures de santé, déjà fragilisées, sont débordées face à l’afflux de blessés et de déplacés.
À 13 heures, plusieurs sources sur place indiquaient que les villages de Rubarika, Kangabiro et Katogota, situés dans le territoire d’Uvira, étaient passés sous le contrôle de la coalition rebelle, accentuant davantage la peur et l’incertitude dans toute la plaine de la Ruzizi.
La Rédaction

